‹ La langue de RabelaisChapitre 22 sur 218 · CHAPITRE II MÉDFXINE · texte numérisé non relu

CHAPITRE II MÉDFXINE

La médecine était considérée comme une branche de l'histoire naturelle et, jusqu'au xvi* siècle, le médecin porte le nom de phijcLsien, c'est-à-dire de naturaliste. Rabelais possédait des connaissances médicales très étendues, comme l'attestent les publications scientifiques antérieures à son roman, et celui-ci même très riche en données de cette nature. Cette science médicale, comme en général la science du xvf siècle, est surtout livresque ; ici, comme ailleurs, l'érudition, c'est-à-dire la compilation plus ou moins raisonnée, en est le point de départ et l'aboutissement.

Rappelons toutefois la sollicitude de notre auteur pour l'observation et son intérêt pour la dissection, qui se manifeste déjà dans la lettre de Gargantua de 1532,011 la médecine est encore mêlée aux pratiques secrètes et traditionnelles qu'elle a héritées de l'Antiquité (dans Pline, la magie et la médecine sont inséparables) et qu'elle conservera longtemps encore (i).

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