‹ La Langue étrusqueChapitre 48 sur 74 · NOMS DIVERS · texte numérisé non relu

NOMS DIVERS

Cassis, casque; mot étrusque d'après Isidore. Rac. as, KAS, idée de creux. En T. osm. kas'ïk est une cuiller, et iâchkah en T. or. est l'appareil qu'on attache au front du cheval le jour du combat.

Balteus, baudrier, ceinture ; mot étrusque d'après Varron. Rac. BEL, idée de taille, puis de ceinture. En T. or. bâldâk est l'anneau du ceinturon auquel le sabre est attaché, et bâltchâi est la garde du sabre.

Sagitta, flèche. Racine SAK, idée de répandre, de disperser ; T. or. sâgàak, carquois. Ce mot a gardé l'ancienne désinence pélagique itta.

Gapos, chariot, d'après Hésychius. Ce mot, appartenant à la racine kap, KAB, doit avoir signifié primitivement sac, le sac que l'on chargeait sur la bête de somme ; le sens a passé de la charge portée

à la charge traînée. En T. or. kab est la sacoche qu'on suspend au flanc du mulet. Pour la sémantique, cf. Thensae.

Tbensae, chariot des étrusques sur lesquels ils plaçaient leurs dieux. Ce mot de la racine TEN, indiquant l'équivalence, l'équilibre, paraît avoir signifié à l'origine bissac (cf. gapos). En T. osm. tchântah est une besace, et en T. or. îchountâi un petit bissac.

Atrium-, mot d'origine étrusque, d'après Varron. Racine TAR, idée d'endroit étroit, resserré ; coin, renfoncement. Cf. notre mot âtre.

Cloaca, conduite, canal, égoût. Racine, kol, idée de conduite et de couler : T. c'ag. kul, kol, lac, endroit où les eaux se rassemblent ; koulak, agitation des flots.

Gemonix, nom de la racine gum (KOM) exprimant l'idée de chose enfouie, d'ossements. T. jak. kom, enterrer. Le mot signifie ossuaire.

Puteal, autel en forme d'ouverture de puits. Ce mot, variante de puteus, appartient à la racine put, analogue de kut (V. KOT), qui indique la profondeur.

* Oïh:CA

Ataison, vigne grimpante, d'après Hésychius. Va est préfixe ; la racine est tas (V. TUZ), indiquant l'idée d'extension. T. c'ag. tasik, qui enjambe, qui passe par-dessus ; cf. le grec xacrtç, extension.

Mantissa, surplus, petite quantité qu'on ajoute dans le plateau de la balance pour compléter le poids; mot étrusque d'après Festus. Ce mot est de la racine and, oundj (V. ONG), indiquant l'augmentation.

Burrus, y.avOapoç, d'après Hésychius, idée d'anse ou de bec recourbé. Les Italiotes appelaient buris le manche de la charrue, d'après Festus. Ce mot est de la racine bugr, bujr, bur (BUGH), signifiant plié, recourbé. T. c'ag. bogru, courbe.

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