‹ La Langue étrusqueChapitre 64 sur 74 · FORMULES PIEUSES · texte numérisé non relu

FORMULES PIEUSES

Les formules pieuses dans les inscriptions funéraires consistent, soit en des invocations comme celles que l'on lit à la fin des inscriptions de Pérouse ou de San Manno, soit dans le titre de serviteur de tel dieu qui est donné à certains défunts. Ainsi le mot lautn, affranchi, serviteur, qui accompagne dans plusieurs textes le nom de grands personnages, se trouve placé à côté de noms de dieux, et sert à exprimer que le mort est sous la dépendance du dieu.

Dans les inscriptions que nous avons citées, les formules : eitva tamera sarvenas et tamera %elarvenes ont un sens analogue.

Tamera est nom divin. On peut le placer entre la racine tam, variante de tum (V. KOM), qui signifie la masse, la grosseur, et la racine tang, TEN, qui comprend les sens de ciel et de divinité suprême : Jak. tagnara, le Ciel, Dieu.

Eitva est de la racine et, AT, et signifie père. Cf. les formes àioYjç, àfôa>v, nom du dieu des

morts conçu comme père. Comme nom divin précédé du nom de père, V. fanu dans l'inscription de San Manno, et Uranus dans l'inscription dialectale à la fin de ce chapitre.

Sarvcnas est de la racine TAR, signifiant serrer ; il répond au latin servus. Les trois mots ensemble veulent dire : « serviteur du Père Tamera. »

Dans la ligne Tamera %elarvenas luri miace, je ne vois pas le terme qui exprime la relation du défunt avec le dieu ; il faut admettre qu'il est sousentendu.

Zelarvenas est de la racine jel, JIL, et signifie brillant ; luri est de la racine TUR et correspond, par exemple, à l'uigour tore, prince, surveillant ; et miace a été expliqué comme signifiant grand.

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