HISTORIQUE DE LA QUESTION ETRUSQUE XIII
efforts des chercheurs, quand furent découverts en 1891 les fragments de papyrus étrusque qui faisaient partie des bandages d'une momie égyptienne conservée au Musée d'Agram. Ces fragments, examinés à la loupe, photographiés et publiés avec grand soin par J. Krahl, livrèrent un texte d'environ 1200 mots. Mais, outre l'état fragmentaire du manuscrit et la lecture, malgré tout douteuse, de certains passages, il faut signaler cette autre circonstance défavorable que le texte n'a pas la longueur réelle qu'il semble avoir : car il renferme de nombreuses répétitions. Le style en est coupé et décousu, comme serait celui de litanies ou d'invocations brèves ; les recherches par voie grammaticale y échouent. Des savants ont pensé que ce texte était sans rapport avec la momie qui est d'époque ptoiémaïque, et que, en particulier, il ne devait pas être un fragment d'un livre des morts. Cette opinion ne nous semble nullement certaine à priori : ce texte doit au contraire avoir un caractère religieux, si l'on en juge par la présence de certains mots connus d'ailleurs comme noms divins.