FORMULES PIEUSES
Les formules pieuses dans les inscriptions funéraires consistent, soit en des invocations comme celles que Ton lit à la fin des inscriptions de Pérouse ou de San Manno, soit dans le titre de serviteur de tel dieu qui est donné à certains défunts. Ainsi le mot lautti, affranchi, serviteur, qui accompagne dans plusieurs textes le nom de grands personnages, se trouve placé à côté de noms de dieux, et sert à exprimer que le mort est sous la dépendance du dieu.
Dans les inscriptions que nous avons citées, les iormules : eitva tamera sarvenas et tamera :^elarveties ont un sens analogue.
Tamera est nom divin. On peut le placer entre la racine ta^n, variante de tum (V. KOM), qui signifie la masse, la grosseur, et la racine tang, TEN, qui comprend les sens de ciel et de divinité suprême : Jak. îagnara, le Ciel, Dieu.
Eitva est de la racine et, AT, et signifie père. Cf. les formes à'or;;, i-iîojv, nom du dieu des
morts conçu comme père. Comme nom divin précédé du nom de père, V. fanu dans l'inscription de San Manno, et Uranus dans l'inscription dialectale à la fin de ce chapitre.
Sarvenas est de la racine TAR, signifiant serrer ; il répond au latin serviis. Les trois mots ensemble veulent dire : « serviteur du PèreTamera. »
Dans la ligne Tamera ^ielarvenas luri miace, je ne vois pas le terme qui exprime la relation du défiant avec le dieu ; il faut admettre qu'il est sousentendu.
Zelarvenas est de la racine jel, jIL, et signifie brillant ; luri est de la racine TUR et correspond, par exemple, à l'uigour tore, prince, surveillant ; et miace. a été expliqué comme signifiant grand.