‹ La langue française au Canada; conference lue devant l'Union catholique de Montréal, le 10 mars 1901Chapitre 14 sur 16 · XVI A NOS COMPATRIOTES · texte numérisé non relu

XVI A NOS COMPATRIOTES

Enfin, si nos concitoyens voulaient bien nous permettre de le dire ici en toute simplicité, nous ajouterions que notre motif dominant, à mes amis et à moi, en cette entreprise, c'est le motif religieux qu'un vrai Canadien ne doit jamais séparer du motif national. Certes, nous avons bien des raisons d'aimer et de chérir notre belle langue: mais, entre autres et surtout, nous avons celle-ci, savoir: que pour les Canadiens-français comme pour tout peuple catholique, du reste, la langue maternelle est invariablement le meilleur véhicule des premiers enseignementsde la Foi que nous devons V-M', à nos bonnes mères et à nos dévoués Curés. C'est elle qui nous aide le mieux à conserver les précieuses traditions de la, famille chrétienne j^ toujours, dans le cours de la vfe, elle arrive à nos oreilles comme tout imprégnée de l'esprit chrétien et chargée pour ainsi dire des plus doux et (les plus touchants souvenirrs de r«nfance. Sa pu issance "s'urirrre~âme"i)ien née nF le cède en rien à celle d'une mélodie sacrée. Dès lors, on comprend la sagesse toute divine de l'Eglise dans le zèle qu'elle met à instruire les peuples dans leurs propres langues ; on comprend la raison des travaux si pénibles et si longs auxquels se livrent partout les missionnaires pour instruire même des tribus barbares dans leur idiome particulier On comprend

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