‹ La langue française au CanadaChapitre 10 sur 34 · AVANT-PROPOS XV · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS XV

Mais ils ne réussissent pas à transposer si bien l'aigre filet de leur aigre voix d'aigres eunuques de la philosophie, de la politique, du patriotisme et de la religion, qu'à la cabalette de leur septième-dominante ne se reconnaisse la fausseté de leur musique, laquelle ressemble à de la conviction comme une goutte de la pluie du ciel ressemble à une goutte d'eau de nos aqueducs, c'est-à-dire qu'à l'analyse rien n'est plus dissemblable, en vérité. Toutefois, ils ont raison puisqu'ils en vivent heureux et tranquilles, comblés de faveurs et de bénédictions. Ce sont de ceux-là — comme des lièvres déboulent, les oreilles au derrière, au poue d'une sarbacane — qui ont été pris de peur panique en entendant dire que j 'attaquais le clergé ; ce sont de ceux-là qui ont crié au scandale et ont vite mis leurs ongles et leur bec au service de l'autel, qui n'en avait d'ailleurs nul besoin. Pour sa part, M. A.-D. DeCelles — ancien journaliste, homme de lettres, soi-disant historien national, conservateur de la biliothèque du parlement canadien, président (par roulement) de la Section française de la Société royale du Canada, chevalier de la Légion d'honneur, etc., etc. — a écrit textuellement ceci pour reconnaître la francophobie du clergé canadien-français, pour approuver cette francophobie et la justifier — timidement, bien sûr, et avec de l'onction, certes, et sans avoir l'air d'y toucher, 'turellement, et avec des réticences et des reculs

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