‹ La langue française au CanadaChapitre 15 sur 34 · AVANT-PROPOS XXV · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS XXV

controversable, voire damnable au regard d'un pareil président, cet historien cafard a démontré ceci: notre langue maternelle se ridicoculise en agréant l'obséquieuse épée de ces ardélions, qui ressemble trop au sabrrre de M. Prud'homme et, comme cette prud'hommesque flamberge, s'emploie trop hardiment à défendre nos institutions et, au besoin, à les combattre. Cette épée, fausse comme le chevalier qui la porte, épée de bateleur plutôt que de combattant, se nomme en français explicite une excuse, Messire Turlupin, sans être autrement, aux capons porte-glaive, une excuse pour se faufiler dans la mêlée, y -débiter leurs philippiques à rebours qui deviennent des capucinades dilatoires, félonnes et nauséeuses, et traîtreusement abscondre les obstacles que la plus élémentaire stratégie commande de repérer avec précision pour repousser plus sûrement l'assaut — "a sort of Verdun assault" — que la langue française, chez nous, subit depuis plus longtemps qu'il ne le paraît.

Je livre donc au public cet essai modeste — mon opinion, sans doute discutable, mais franche et sincère, et fondée à ce qu'il m'a semblé — sur l'état actuel de la langue française au Canada. Je le livre d'abord et surtout aux lecteurs de bonne foi, religieux et laïques, qui pourront se

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