MAI
‘Je suis heureux de vous dire que je joins bien volontiers mon approbation à celle que vous avez reçue de S. G. Mgr l’Archevêque de Montréal, au sujet du projet que vous avez formé de mettre en brochure l’excellente conférence de M. J.-P. Tardivel eur ‘“ La Langue française au Canada.” Je fais les mêmes vœux pour le succès de votre entreprise.”
4° Mgr lArchevéque de Québec.
11 Mal.
Monsreur.—Vous avez déjà publié dans la livraison de inai de la Revue Canadienne la conférence que monsieur J.-P. Tardivel a donnée à
VIIl A NOS COMPATRIOTES.
l'Union Catholique de Montréal sur ‘“ La langue française au Canada ”, et vous me manifestez votre intention de la mettre en brochure.
J'approuve de tout cœur votre projet. Cette conférence mérite les beaux éloges que notre publie lui a décernés. Monsieur Tardivel a fait là un travail sérieux, substantiel, propre à faire aimer la langue française que nos pères nous ont transmise comme nn précieux héritage, propre surtout à redresser bien des idées fausses sur la manière dont elle est parlée au Canada et à mettre notre peuple en garde contre l'in’ asion des anglicismes,.
Je fais des vœux pour que cette conférence de monsieur Tardivel se trouve bientôt entre les nains de tous nos étudiants et de nos hommes instruits, et leur inspire de plus en plus le respect de notre belle langue française, en même temps qu'une vive et constante sollicitude pour la conserver dans toute sa pureté.
Agréez, bien cher Monsieur. l'expression de mes sentiments les plus dévoués.
5° Mgr l'Evéque de Pembroke:
13 Mar.
“ J'approuve grandement l'heurense idée que vous avez de faire publier en brochure
A NOS COMPATRIOTES. Lo 4
la conférence donnée par M. J.-P Tardivel, devant l'Union Catholique de Montréal, sur “ La langue française au Canada.”
6° Mgr l'Evéque de Valleyfield, 13 Max.
“J'ai lu, dans la Revue Canadienne, la conférence de M. Tardivel sur ‘ La langue française au Canada”; je l'ai trouvée très intéressante, très instructive et propre à faire tomber bien des préjugés. Comme ce beau travail doit être mis en brochure, je souhaite de le voir se répandre dane nos familles et nos maisons d'éducation.”
7° Mgr d’Antigonish, Nouvelle- Ecosse.
17 Mar.
“Not having had the opportunity of reading M. Tardivel's conference, I cannot of course judge of its merits; but I do not believe that it is possible for me to differ from a man whom 1 80 highly admire as His Grace of Montreal.”
A NOS COMPATRIOTES
8° Mgr l'Archevéque de St-Boniface.
18 Mal.
Mon cher M. Leclaire,
La conférence de M. J.-2, Tardivel sur la
langue française m'intéresse d'autant plus que nous faisons ici un travail colossal pour la conservation de cette langue menacée non seulement par la loiet l’antagonisme d’une cer.
taine classe d'esprits étroits, mais aussi par l'utilitarieme.
‘ Je vous félicite de donner tant de publicité à ce travail intéressant, sérieux, et qui fera un bien immense à cette heure de la grande et universelle anglomanie, parce qu’il fera aimer notre chère langue française telle qu’elle est parlée par les Canadiens-français.
Je vous bénis de grand cœur au moment de partir pour le Yukon, et je vous donne l’assurance que je recommanderai cette conférence dans mon diocèse.
9° Mgr l’Evêéque des Trois-Rivières.
20 mar.
“ Votre projet est à mon sens un acte de pa.
triotisme éclairé. L'’éminent publiciste, en fai-
A NOS COMPATRIOTES. XI
sant l’histoire politique de notre langue, nous a donné la clef de son caractère propre, de ses qualités et de ses défauts. C’est ce que heau. coup n'avaient pas aperçu jusque-là.
Bien des critiques erronées et injustes auraient été évitées, je crois, si l’on s'était rendu compte de ces faits historiques, qui sont toute une orientation.
Quant aux qualités et aux défauts de notre langage, c'est d’une façon tout à fait probante qu’ils sont établis, et je suis sûr qu'il n’y a pas un canadien-français qui ne se dise, en lisant ces lignes: Que je suis content de connaître cela! Ê
Assurément, il y a dans ces données un moyen efficace de conserver et d'épurer notre français, et nous ne devons pas négliger de lemployer. Pourrions-nous oublier qu’à notre langue, de même qu’à notre religion, se rattachent nos destinées comme peuple ?
Je vous encourage à poursuivre l’exécution de votre projet, et à répandre le plus possible dans nos maisons d'éducation, parmi les gens instruits et parmi le penple, le travail sérieux, instructif et agréable de M. J.-P. Tardivel.”
A NOS COMPATRIOTES,
10° Mgr l’Évêque de St- Albert (T. N. O.) 20 mar Monsieur,
En réponse à votre lettre du 10 mai, je vous dirai que, sans avoir eu encore connaissance de la conférence de M. Tardivel, dès lors que c’est une revendication en faveur de notre languefrançaise, je ne puis moins faire que d’y adhérer absolument et de désiror qu’elle se répandre parmi nous. Je regrette que trop de Canadiensfrançais ne semblent point assez comprende importance de la langue de leurs ancêtres, Beaucoup ayant séjourné aux Etats-Unis et en ayant fréquenté les écoles, ont fini par se familiariser tellement avec l'anglais qu’ils tiennent assez peu au français. Ajoutez que notre gouvernement local fait absolument tout ce qu'il peut pour faire disparaitre notre langue...
Croyez, monsieur, à mes vœux pour le succès de votre entreprise et à toute ma reconnaissance.