L'ADJECTIF
Ce mot offre un peu plus de difficultés. On trouve assez fréquemment neu au lieu de neuf; légearte au lieu de légère et quelquefois légère au lieu de léger ; frett et drett pour froid, droit. On remarque aussi une tendance à changer la terminaison eur en eux : veilleux, moqueux, préteux, quéteux, quémandeux.
Les adjectifs numéraux deux et trois font souvent deusse et troisse : combien avez-vous de pommes ?—
J’en ai deusse ou froissé, Quatre se prononce presque toujours quatt devant une consonne ou une À aspirée : quatl” voyages, quat® héros. Quatrième quateurième, Dans trois, l’r s’élide souvent : fois hommes, Ce, cet, cette, font ç”, ct’ et çle : ç” mouvement, ct homme, çte femme. Quand le muet reste à l'adjectif, il disparait dans le nom, et réciproquement : ce cheval ou «” cheval, ee b’soin, ou ç” besoin. Quelquefois, lélision se fait dans les deux mots; mais, pour cela, il faut que l’e muet du substautif ne soit pas à la prenière syllabe : €’ raisonn'ment. Ces se prononce toujours cés : cés hommes, cés maisons, Mon, ton, son font aussi au pluriel més, tés, sés. On dit aussi fort souvent leu, leuæ, pour leur, leurs : leu maison, leux annonces.
Aucun, certain, tout, quelque se prononcent presque toujours auhkin, swrtuin, toute et quéque.