LE PRONOM
L'e muet s’élide comme dans l’article et l'adjectif, avec les mêmes variantes : }’ viens, j venais où je v'nais, A la seconde personne du singulier, l’u disparait souvent devant une voyeile où une À muette : t'avais, l'habituis. Moi et toi, —qui se prononcent assez généralement moé et to’ —se joignent à en et y au moyen d'un 8 euphonique : donne-toi-s-en, fais-moi-s-y conduire, Le et les, après le verbe,
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font toujours lé, Les, buttez-lé, prenda-lés. Leur fait aussi leu, leus : j” leu dirui, j leus ai parlé.
ILet ils «se prouoncent presque toujours à, devant une consoune : à viendia, à vicilliront. Devant une voyelle F{ persiste où disparaît au singulier ; au pluriel elle s'élide toujours pour laisser subsister ls : @ péri ou à « péri ; is ont marché Quelquefois, l's lui-même se retranche : + ont vendu leu maison, Pour remplacer lui on met un y devant le verbe : ainsi, à ont vendu siguifie : ils ont vendu ; mais à yont vendu, veut dire : is lui ont vendu.
Elle fait & où «l lorsqu'il est sujet : à& viendra, al a parlé. Dans les autres cas il se prononce réguliérement : c’est à elle, je vais chez elle. Au pluriel on emploie assez volontiers le pronom masculin ; ces maisons sont belles, à doivent coûter cher. TI y a une autre forme, que j'appellerais un terme moyen, et qui a cours surtout chez les gens qui possèdent une certaine instruction : c’est àz : éz ont de grands enfants, éz auraient dû venir.
Vous, nous et eux, quand ils ne sont pas sujets, s'emploient rarement seuls, on leur accole presque toujours le mot autres: c'est à nous œutres, venez donc, vous autres, pus pour eux autres (camparez l'italien not altri, voi ultra, lor’ allri). Cependant en présence du mot chez le mot autres s'enfuit: chez nous, chez vous, chez eux.
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Nous deux, vous deux, eux deux se combinent d’une facon assez originale dans les phrases suivantes: Allons-y, nous deux Pierre ; venez, vous deux Antoine : Michel est arrivé et ils vont rester à veiiler, eux deux Baptiste.
Nôtre et vôtre font presque toujours notre et votre ou not’ et vof”. Ce n’est pas la notre c'est la vol”.
Celui, celui-ci, celui-là, celle, celle-ci, celle-là, ceux, ceux-ci, ceux-là, font assez fréquemment, le sui, sui, sui-ci, sui-là, lu celle, ç’ telle, ç’ telle-ci, ç’ telle-là, ceuse, ceuse-ci, ceuse- là. |
L'i de qui s’élide devant une voyelle: c'est lui qu'est mon ami; ce sont ou mieux c'est eux autres qu'ont commencé.
Lequel, laquelle, duquel, de laquelle, auquel, desquels, etc., ne s’emploient presqi.e jamais, si ce n’est interrogativement. On tâche de trouver une autre tournure. Mais on dit très bien : Voici deux livres, deux maisons, lequel, laquelle voulez-vous ? ou bien, assez souvent, quel voulez-vous ?
Pour ce qui est du mot dont, on le remplace
presque toujours par que : c'est l'homme que je vous ai parlé.
Lorsqu'on emploie le mot personne, on omet généralement la négation qui doit le suivre : personne
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viendra, personne parle, Qui que ce soit fait souvent : qui que ce s'est. Quelque chose, quelqu'un, quelques-uns, font queug'chose, queuqg'un, queuq'zins.