L'ASSOCIATION D'EDUCATION
L'’urgence de la lutte m’amène na turellement à vous dire quelques mots de l’association canadienne-française d'éducation d’Ontario.
Cette association est née des besoius multiples de la race française en Ontario.
Elle n’est pas une vrganisation d’attaque, mais une organisation de défehse et de progrès Sa nécessité a été confirmée depuis quelque temps par l’obtention de privilèges importants, — qui après tout ne sont que la reconnaissance de droits acquis; et si elle réclame aujourd’hui l’enseignement dans la langue maternelle à l’école et à l’église, si elle sollicite une plus juste représentation dans le clergé des paroisses et des diocèses où la population française est en majorité, si elle exige une plus juste répartition des charges publiques en faveur de la race fran- Saise, c’est qu’elle s’appuie sur l’esprit de la Constitution, c’est qu’elle a confiance dans la justice et lg largeur de vues des dirigeants politiques de la provinee, et dans la droiture de la mas-
La minorité française d’Ontario fait exactement ce que fait la minorité anglaise de Québec. Elle est jalouse de ses droits et réclame sans relâche de la majorité ce qui lui appartient. La différence est que dans Ontario nous n’obtenons pas toujours justice, tandis que dans Québec les Anglais ont plus qu’il re leur est dû.
Maintenant, quels sont les moyens d'action de la race française jour ,e maintien de ses droits imprescriptibles ?
La réponse est dans l’union, l’union au-dessus des partis politiques, au-dessus des clans et des factions au-dessus de tout ce qui est étroit et mesquin ;
l’union saine, pour faire un corps sain.
Nous la trouverons dans l’encouragement de nos sociétés nationales comme l’Association Saint-J ean-Baptiste, comme l’Union Saint-Joseph du Canada, l’Alliance Nationale, la Société des Artisans Canadiens-Français, l’Union Saint-Pierre, les sociétés canadiennesfrançaises des Etats-Unis, filles de :a Ligue des Patriotes de Fall River; les sociétés acadiennes, les sociétés fran- Çaises de Ja république voisine.
En Ontario, l’Union Saint-Joseph surtout a fait un grand bien au réveil des Cauadiens-Français, par la propagande qu’elle a faite et par l’appui généreux qu’elle a donné à l’Association d'éducation. :