‹ La lanterne [microforme]Chapitre 26 sur 73 · D AGE · texte numérisé non relu

D AGE

Le Pays semble entreprendre en Canada la tâche déj: en voie de progrès aux Etats-Unis et en Angleterre, la réhabilitation sociale et intellectuelle de la femme.

Moi, j'aime passionément les femmes; c’est pourquoi je suis heureux de toutes les occasions d’en dire du mal.

Je dirai donc qu’il: est grandement temps d'élever la femme au niveau de l’homme, si nous ne voulons pas que l’homme descende au niveau de la femme.

C’est par la femme que nous sommes:ce que nous sommes, contrairement à ce qu’enseigne la Genèse qui fait sortir la femme de la sixième côte de l’homme. Entre parenthèses, je n’ai jamais compris comment la femme, être doux, tendre, malléable, élastique, souple, ondoyant, pût sortir d’une côte, et surtout de celle d'Adam, qui, paraît-il, avait les côtes très dures, puisqu'il a vécu neuf cents ans.

Après je ne sais combien de siècles de domination déguisée sur l’homme qui se croyait le plus fort et le maître, la femme n’a plus maintenant que deux conditions possibles, être notre esclave ou notre égale.

J'aimerais bien qu’elle fût notre esclave, pouf nous venger. Mais toutes les fois qu’on a voulu faire un esclave de la femme, on a fait de l’homme une brute.

Il faut donc qu’elle soit notre égale.

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