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Convaineus qu’il ne leur reste plus guère à accaparer aujourd’hui, u’ils ont enlevé au peuple à peu près tout ce que peut rapporter l'imposture la plus cynique et l'exploitation la plus dévergondée, ils deviennent fèroces pour les quelques miettes qu'ils peuvent encore saisir au passage.
Ils savent de plus qu'ils n'en ont pas pour longtemps, que rien n’est plus près de la ruine que l’excès, que la corruption effrayante de la cour papale, des abbés, des moines et des religieuses brisait tous les freins au moment même où éclata la Réforme, que le clergé de France était saturé de voluptés, de richesses, d’orgueil et d’enivrante omnipotence, lorsque 89 passa comme un éclair dans ‘toutes ces horreurs entassées, ils savent tout cela et ils se dépêchent.
De même le père Claret savait très-bien ce qui attendait sa royale pénitente Isabelle IT, et il entassait, et la reine elle-même multipliait ses coupons de rentes des banques d'Angleterre.
Si elle n’a plus de trône, elle a du moins des millions, et avec ces millions elle Be longtemps encore entretenir la réaction en Espa. gne comme François II l’a fait à Naples.
Nos évêques, nos chanoines, nos prêtres et nos nonnes, qui regardent l'avenir avec une terreur instinctive, réalisent à la hâte leurs derniers gros sous, afin de rester au moins millionnaires lorsqu'ils ne pourront plus être charlatans.