ACTE PREMIER
DENISE
Beaucoup.
MftDÉRIC.
Et que vous... au delà de tout, vous!., au delà de toutl.. Il est bien évident que je pourrais me conten» ter d'écrire. . <( Adieu, bonsoir, c'est finit » Mais ce serait un peu...
DENISE
Ouil
MÉDÉRIG.
Il m'a semblé. . Ce n'est pas la peine d'être gentilhoiuiue pour se conduire comme un goujat, pas vrai?
DENISE
Absolument.
mAdEric.
Alors, vous êtes d'avis que je dois me montrer généreux ?
DENISE
Puisque vos moyens vous le permettent.
MÉDÉUIC.
VoiIi\ justement le point délicat. J'ai plus de trois millions de fortune, mais je n'ai pas le sou. Cela peut paraître bizarre au premier abord, c'est pourtant la vérité! Mes revenus passent i\ payer d'anciennes dettes... et moi... bonsoir!... De sorte que pour me procurer la forte somme, je suis obligé d'emprunter.
DENISB.
. Ah ! ah t Comment allons-nous faire?
MftDÉRIC.
Ce n'est pas l'emprunt qui m'inquiète, c'est le remboursement. Mon oncle a bien promis de lever
mon conseil aussitôt après mon mariage, mais cela ne se fera pas du jour au lendemain, et en attendant...
DENISE
Vous prendrez sur ma dot.
MÉDÉRIG.
Vous consentiriez?...
DENISE
Pourquoi pas?
MÉDÉRIG.
Quand je pense que si je n'avais pas pris l'omnibus, une fois dans ma vie, je n'aurais pas connu l'exquise jeune fille qui sera bientôt ma femme, ma femme adorée, chérie...
DENISE
Bien vrai?
MÉDÉRIG.
Oh I oui I oh I oui I
Alors, dépêchez-vous d'aller régler vos petites affaires, et de venir demander ma main à mon père.
MÉDÉRIG.
Ce soir, j'espère... A quelle heure se couche- t-on ici?
DENISE
Onze heures, minuit...
MÉDÉRIG.
C'est parfait. Encore un mot. Croyez-vous que nous soyons mariés dans qifetre-vingt-dix jours?
DENISE
Dans quatre-vingt-dix jours ?
ACTB PRCMIRR 55
MÊDÉRIC.
Oui, H cause des billets que je vais faire... pour l'emprunt. Il faudrait prévoir le renouvellement si nous ne devions pas être mariés dans trois mois.
DENISE
J'espère bien que nous le serons dans trois semai* nés !.. trois mois, merci !..
MÉDÉRIC
Divine !.. vous êtes divine !.. Quand je pense que si je n'avais pas pris l'omnibus...
Vous l'avez déjà dit...
MÉDÉRIG.
C'est vrai. A ce soir, à ce soir I
Il tort.