‹ La layette, comédie en trois actesChapitre 4 sur 115 · ACTE PRIMIER O · texte numérisé non relu

ACTE PRIMIER O

CHALMBL.

Oui, monsieur La Rousse.

LA HOUSSE

Messieurs... je vous en prie, mon ami, ne me ré* pondez pas tout le temps : Oui, monsieur La Rousse; non, monsieur Lu Rousse... nous savons parfaitement l'un et l'autre que je m'appelle La Rousse... en deux mots...

CHALMBL.

Comme la police.

LA ROUSSS.

Plaît-il?

CHALMEL

Rien, monsieur La... (se rapreaant.) Rien, mon*

sieur.

Je commence. « Oui, messieurs, c'est un fait mal» heureusement notoire et que personne ne saurait contester. La France se dépeuple! D'année en année, notre poptilation subit un décroissement sensible et inquiétant. Les clùlTres que je mettrai tout ù l'heure sous vos yeux le prouvent surabondamment! Il est temps, messieurs, il est grand temps de réagir et d'apporter au mal dont nous souffrons, un remède énergique... » Oui, mais quel remède?

CHALMBL.

Mon Dieu, il me semble...

Vous dites?

CHALMEL, hésitant.

Ohl

Parlez, je vous en prie. En ma qualité de Président, je dois faire appel à toutes les lumières^ recueillir tous les avis, même les plus infimes...

GHALMEL.

Merci. Je voulais dire que pour remédier à ce décroissement de la population, il y aurait, ce me semble, un moyen bien simple.

Lequel ?

Ge serait de s'y mettre tous une bonne fois.

Certainement! maison ne s'y met pas, ou du moins on s'y met avec nonchalance... sans conviction, et le plus souvent avec des intentions purement frivoles. Voilà le mal, le voilà! Vous-même monsieur Ghalmel, vous êtes marié, encore jeune, plein de santé... Vous n'avez qu'un enfant 1 .. . Pourquoi?

GHALMEL.

Ma femme dit qu'elle a trop souffert.

Et vous l'écoutez ?

GHALMEL.

C'est elle qui ne m'écoute pas.

La vérité, c'est qu'une nombreuse postérité vous effraie... Vous reculez devant les sacrifices qu'elle impose.

ghal:^el.

J'avoue qu'au prix qu'est le beurre...

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