ACTE DKUXlftMl
LBTOURNRUX.
Baronne !..
LB QÉNÉBAL.
Asseyez-vous donc!
LBTOURNBUX^ k part.
Ils sont très bien, ces gens-lA t.. Je me suis peut* être trompé d'étage.
LE GÉNÉRAL, aiait aur un pouf.
La baronne et moi, nous recevons de temps en temps quelques amis... on cause, on danse, on joue.
LBTOURNBUX.
On passe le temps, quoi I
LB OâNÉKAL.
On gagne, on perd quelques louis.
LBTOURNBUX.
C'est un jeu.
LB QÉNÉRAL.
Pour l'instant, nos amis sont en train de tailler un petit bac... Etei-vous joueur .'
LBTOURNBUX.
Comme les cartes... Mais je ne joue jamais, parce que je m'emballe, je m'entête et je finis par perdre.
LB GÉNÉRAL
Vous brûlez... vous êtes ce qu'on appelle un brûleur! Moi, je ne joue jamais non plus, mais pas pour la môme raison... Je ne joue jamais parce que je gagne toujours.
LBTOURNBUX.
Ah ! bah !
LB GÉNÉRAL
C'est à ce point que nous jouerions ensemble qutl-
ques louis de compte à demi, je suis sûr que vous gagneriez.
LETOURNEUX
Vraiment?
J'en suis convaincu.
LETOURNEUX
Nous pourrions essayer.
LE GÉNÉRAL
Gomme vous voudrez... mais quelques louis seulement... en partant de cent sous.
LETOURNEUX
C'est ça, en partant de cent sous...
Il fait le geste de prendre de l'argent. LE GÉNÉRAL.
Laissez donc, j'avancerai.
LETOURNEUX, le suivant.
Par exemple!. . Voici 2 fr. 50!... (Le général va au jeu.) J'ai confiance dans cet homme-là. Baronne, je vous demande pardon, vous avez mon bouquet dans le dos... Permettez-moi...
Il met le bouquet sur la table.
OLGA
Trop aimable !
LETOURNEUX
C'est un rien, une attention.
OLGA
Délicate.
LETOURNEUX
Baronne, vous avez pour oncle un homme bien sympathique.