ACTE PREMIER Lt
c^^■;ME^tTINB.
Tant iiiKMix ! Nous valons mieux que vousl
LA ROUSSU.
D'où il résulte que pour un homme il y a uno femme et un seizième de femme, plus une fraction.
cli':mentinb.
C'est idiot I
C'est de lu statistique I II est donc démontré qu'il y a 1. lil. Om feinines d:ins l'impossibilité matériello de trouver un mari.
CLÉMENTINE
Je ne les plains pas.
Possible!... mais elles pourraient se plaindre, elles, car elles ont droit comme toi et moi, aux joies du foyer; elles ont droit comme toi et moi aux douceurs de la maternité. .
CLKMENTI.NE.
Comme toi et moi. Tu perds la tôte!
Donc, je le répète, le mariage est une entrave à la procréation de l'espèce... donc, je le supprime.
CLÉMENTINE
Et par quoi le remplaces-tu?
LA HOUSSE
Je ne le remplace pas.
CLÉMENTINE
L'union libre alors? C'est du propre f
Assieds-toi.
GHALMEL.
Oserai-je donner mon avis?
Parlez, monsieur Ghalmel.
GHALMEL.
Pourquoi n'établirait-on pas chez nous la polygamie?
Ce ne serait pas un remède. Il est prouvé que dans les pays où cette institution est en faveur, la population va en décroissant. Le seul avantage de la polygamie est d'apporter dans l'union des sexes une certaine variété qui n'est pas sans agrément.
CLÉMENTINE
Assez I Tu deviens ignoble I
Clémentine 1
GHALMEL.
Dois-je me retirer?
Oui, monsieur Ghalmel. Vous rédigerez une note conforme, et vous terminerez par ces mots : « Mes- » sieurs, la France se dépeuple ! Pour refouler le » courant qui nous entraîne, tentons de suprêmes » efforts ! Il nous faut des enfants et encore des en- » fants!... Repeuplons, messieurs, repeuplons I »
GHALMEL, emballé.
Repeuplons, messieurs, repeuplons! (En sortant.) C'est égal, je crois que le système de la layette serait encore le meilleur.
actk frf.mirr 15