SCÈNE m
Lks Mêmks, CHALMEL, puis DENISH.
GLÊMENTINB.
Ahl monsieur Chalmel!.. Enfin!
HKNiUBTTB.
Vous avez des nouvelles ?
CHALMBL.
Oui. Ça n'a pas été sans peine. Je suis allé d'a« bord rue de Lisbonne pour interroger la concierge... Elle n'a rien voulu liie dire.
CLÉ.\fBNTINB.
Il fallait lui graisser la patte.
CHALMBL.
Je l;t lui :ii grai.<^ée.
CLÉMBNTIMB.
Alors?
CHALMBL.
Alors, elle m'a dit merci !.. C'est tout {ce que j'ai pu en obtenir.
CLÉMENTINB.
J'aurais dû y aller moi-môine<
GHALMEL.
Voyant qu'il n'y avait rien à faire de ce côté, je me suis rendu au commissariat de police et l'employé qui se trouvait là a pu me donner des renseignements.
HENRIETTE
Alors, il vous a dit où est mon mari ?
Oui, madame. Il est au poste.
HENRIETTE
Au poste?
GHALMEL.
Oui, madame.
CLÉMENTINE
Et M. La Rousse ?
GHALMEL.
M. La Rousse, lui, s'est évadé !
GLÉMENTINE.
Evadé?
GHALMEL.
Oui, il s'est esquivé avec la cocotte.
GLÉMENTINE.
Il l'a enlevée ?
GHALMEL.
J'ignore si c'est M. La Rousse qui a enlevé la cocotte ou si c'est la cocotte qui a enlevé M. La Rousse. Ce qui est certain, c'est qu'ils sont partis ensemble. Et il paraît que c'est grave.
GLÉMENTINE, effrayée.
Grave ?