ACTE TROISIÈME
CHALMBL.
Très gruve. Ces messieurs sont tombés dans un« maison de jeu. Et c'est uu moment où le commissaire nlliiit dresser proct^s-vcrbal, que M. La Rousse a jugé à propos de se tirer. C'est excessivement grave I
CLÉMBNTINB.
Ahl mon Dieut mon Dieul.. {k HcnrUtu.) Et ton mari qui est au poste t..
GHALMBL.
Il n'y est plus.
HKNRIBTTB.
On l'a relAohé ?
GHALMBL.
An contraire. Il est au Dépôt t
HBNRIBTTB.
Au Dépdt... mon maril..
GHALMBL.
Je n'ai pas voulu vous le dire tout de suite, mais après uno violente altercation avec le commissaire, M. Letoumeux refusant de répondre i\ ses questions...
HBNRIBTTB.
Naturellement I Tête de buse !
QLÉMBNTINB.
Que faire, mon Dieu, que faire? Avez-vous une idée, monsieur Chalmel ?
GHALMBL.
Je ne vous cacherai pas que pour l'instant, je n'en ai qu'une.
.I.ËMBNTINB, viTeMMt.
Laquelle ?
GHALMEL.
C'est de me réconforter un peu !
CLÉMENTINE
Il s'agit bien de dîner!...
GHALMEL.
Permettez!... D'ailleurs, nous aurions tort de nous alarmer outre mesure!... M. La Rousse ne peut tarder à rentrer. La séance du comité pour la repopulation de la France a été remise à ce soir. Il m'a bien recommandé d'être ici à neuf heures. Il ne peut l'oublier.
CLÉMENTINE
Quand on est avec une cocotte!...
GHALMEL.
Je sais bien. Mais il arrive toujours un moment... Quant à M. Letourneux, en somme^ il est en lieu sûr...
HENRIETTE
Au Dépôt!...
GHALMEL.
Et comme il n'est pas, à proprement parler, un malfaiteur...
DENISE, paraissant sur la porte de la salle à manger.
Maman 1 maman I Ce sont eux !
Elle sort par la porte de la salle à manger qui donne sur l'antichambre.
CLÉMENTINE et HENRIETTE, ensemble.
Ah!... Enfin!...
GHALMEL.
Vous voyez!... Je vous le disais bien! Je vai» prendre un réconfortant !