‹ La légende d'Oedipe [microform], étudiée dans l'antiquité, au moyen-âge et dans les temps modernes, en particulier dans le Roman de Thèbes;Chapitre 65 sur 94 · IL — PHONÉTIQUE · texte numérisé non relu

IL — PHONÉTIQUE

Nous aviuns d'abord l'intention de publier dans cet Appendice l'étude phonétique, essentiellement basée sur les rimes, dont les résultats les plus importants ont été présentés plus haut (v. page 291 sqq.); mais les réserves que nous aurions été obligé de faire sur certains points encore obscurs nous ont décidé à retarder cette publication jusqu'au moment où, ayant collationné les manuscrits anglais, nous pourrons compléter cette étude et y faire entrer tous les éléments d'information qui sont à notre portée. Nous faisons exception pour le chapitre concernant le traitement de la gutturale, qui ne semble pas devoir être sensiblement modifié par de nouvelles recherches. Nous consacrons ensuite un chapitre à la Flexion et un autre à la Syntaxe^ et nous terminons par un Glossaire, où nous avons réuni les mots rares ou intéressants pour le sens et l'emploi particulier qui en est fait.

traitement de la gutturale.

Ca latin reste, comme on sait, ca avec c guttural, en picard et aussi dans une partie du domaine normand'. Nous avons dans le ras. A : escaucirer 191 etc., cambre 109 etc., camberlenc 1272, cangié\A\2, castiax 1379 etc., trancans 1308 etc, cevaucant 1037 etc., cevauca 1003. 1006 etc., cache {— chace] 299, cans 1032 etc., caut 2767 etc., escapés 27 ol, et bien d'autres. Notre manuscrit observe très exactement la règle quand a reste a; mais si a se transforme en e ou le, la question devient obscure. M. Raynaud, dans son Etude sur le dialecte du Ponthieu, a établi que, dans les textes picards où ce, cie, issus de ca, étaient écrits avec un c, il fallait admettre ici le son guttural, comme lorsqu'il y avait k ou qu, qu'ainsi ceval et cier devaient se lire kevalelkier. MM. G. Paris et Foerster partagent cette manière de voir. Notre

^ Voir Jorct [Du G dans les langues romanes), qui croit que ce phénomène appartient en général au rormand, et G. Paris [Alexis), qui juge cette opinion troj) absolue.

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