‹ La légende d'un peuple (volume 2)Chapitre 64 sur 120 · A M . DE S I A R I T · texte numérisé non relu

A M . DE S I A R I T

Quand tous les jours mon cœur vieilli se désenchante, Pourrais-je ne pas faire un sympathique accueil A ce frère inconnu dont la pitié touchante Vient verser de si loin du baume sur mon deuil !

Merci ! quand se gravait, dans une heure méchante, Le mot désespérance en travers de mon seuil, Au fond de ma tristesse amère et desséchante. Merci pour avoir mis cette larme à mon œil !

Dieu d'un sceau différent marqua nos destinées ; Pour le vol le plus prompt que de longues journées Des rivages d'Afrique au lointain Canada !. . .

Mais l'espace dût-il défier la boussole,

Quand la brise m'apporte un mot qui me console,

Je pleure en écoutant son doux sm'sum corda !

Le mariage, Agnès, n'est pas un badinage.

MOLIÈKE.

Page 1