‹ La légende d'un peuple (volume 2)Chapitre 79 sur 120 · VIEUX SOUVENIR · texte numérisé non relu

VIEUX SOUVENIR

Oui, je suis revenu sous la fenêtre aimée, Dérobée à moitié sous les grands arbres verts, Où, pour ouïr du soir les murmures divers, Vous penchiez si souvent votre tête charmée.

Les oiseaux gazouillaient dans les sentiers couverts ; Les fleurs ouvraient au vent leur corolle embaumée; Et, saluant de loin la fenêtre fermée.

Je m'arrêtai pensif pour crayonner ces vers.

La brise au vol serein jouait dans les ramilles ; D'acres senteurs montaient des épaisses charmilles ; Le Couchant teignait d'or le front de la villa ;

Et, cependant, malgré ces splendeurs réunies, Ces rayons, ces parfums, ces fleurs, ces harmonies, Le deuil planait partout, car vous n'étiez plus là !

Elle a gardé pour moi les parfums du passé.

ViCTOB BiLLAUD.

Page 1