‹ La légende d'un peuple (volume 2)Chapitre 88 sur 120 · A LEON XIII · texte numérisé non relu

A LEON XIII

Sur tous les meurt-de-faim qu'épuise la corvée, Sur tous les révoltés qu'étrangle le carcan, Sur le vieux monde amer, sur l'éternel volcan, Comme un soleil de paix une Ame s'est levée ;

Grande âme qui tressaille à toute aube rêvép : Grand cœur qui, sous le porche ouvert du Vatican, Nous fait, dans son amour, songer au pélican Qui se perce le flanc pour nourrir sa couvée.

Oh ! lorsque, sur le seuil des pâles horizons,

En troupeaux effarés, hélas ! nous nous taisons,

Prophète à l'œil de feu, pontife à la voix tendre,

La croix en main, debout sur les sommets sacrés. Qu'il est beau de te voir ! qu'il est bon de t'entendre Dire à tous les rayons : — Plus de barrière, entrez !

Surtout il est instruit en l'art de bien régner.

CORNEILIiE.

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