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Than admiration duc where natures rich
Profusion with young beauty covers o'er Sonie iavour'd object...
Ch. II. st. 211.
:t. Cli. I, st. 10-18. — Byron avait déjà songé une première fois à mettre dans un de ses ouvrages lejportrait de sa femme. 11 avait coninn'iirc, (H;mlVn Suisse,
LES PRÉCURSEURS DU ROMANTISME. ioii
époux, aussi passionné et irrégulier qu'elle (-lait elle-même froide et austère1. Il racontait leur mésintelligence en s'inspirant des souvenirs de son propre divorce- : querelles intimes, griefs réciproques, intervention des amis et des parents gâtant encore les affaires a; abandon du foyer par l'épouse convaincue de la folie de son mari4, opinion du monde déchaîné contre celui-ci, calomnies, outrages dont on l'abreuve s. Ces souffrances qu'il exprimait dans ses vers, il les épanchait en même temps dans ses lettres. Ne semblent-elles pas écrites le même jour, ces lignes datées de Venise au moment où il composait son premier chant : « J'aurais pardonné le poignard et le poison, tout, hors les affronts dont on m'a accablé de sang-froid quand je restais seul au coin de mon foyer avec mes pénates brisées autour de moi 6 », et cette stance si douloureuse : « Quels que fussent ses défauts ou ses mérites, pauvre homme, il eut bien des sujets de chagrin.... Ce fut un pénible moment que celui où il se trouva seul auprès de son foyer désolé, où tous ses dieux domestiques gisaient brisés autour de lui 7? »
En même temps les embarras financiers dont il eut à souffrir à tant de reprises 8, les emprunts usuraires qu'il dut contractera sa majorité et dont les soucis le poursuivirent même après son
un roman sur Le mariage de Belphégor. La femme du héros était la sienne propre el il l'avait peinte sous les mêmes traits que dona Inez. Apprenanl sui entrefaites que lady Byron riait malade, il jeta au feu son manuscrit. (Cf. Mémoires de \toore, t. I. p. 502).