T. V, p. 512 et suis
3. Manly and meanly disloyal to lus Sovereign and his country.
4. ... for offenses such as this, which speak the vvilful and determined spite of an unrepenting, unsoftened, smiling, sarcastic, joyous sinner, for such <liabolical, such slavish vice, there cari be neither pity, nor pardon.
l'honneur, de la religion l. « Cette œuvre était une insulte qu'aucun génie, si pervers fût-il, n'avait encore osé commettre envers son créateur2. » Southey faisait de Byron un disciple de Satan : Jeffrey, dans un article de YEdinburgh Review*, tout en reconnaissant que l'auteur de Don Juan croyait sincèrement vouloir le bonheur de l'humanité, signalait comme pernicieuse la tendance générale d'un poème plein d'indécence, inspiré par un scepticisme universel et tendant à la négation de la vertu et de l'honneur5. Le critique signalait, non sans perspicacité, que le plus grand danger de l'œuvre était non pas dans la perversité des maximes, mais plutôt dans le procédé qui consiste à attribuer cette perversité à des personnages sympathiques. Le poète insufflait son venin en commençant par peindre avec autant de force que de grâce les plus généreuses passions et en montrant ensuite qu'elles sont toutes fondées sur l'intérêt. Rien de plus perfide que cet humour qui consistait à élever un sentiment, puis à l'abîmer dans le ridicule par un sarcasme.
De tous côtés les mêmes attaques et les mêmes cris de pudeur blessée accueillaient la publication successive des différents chants. Dans un article du BlackwooùVsMagazine (juillet 1821) Don Juan était qualifié d' « indécent poem ». En février 1822, un critique qui signait « Siluriensis », tout en avouant qu'on avait exagéré l'immoralité du poète, condamnait sa façon de traiter légèrement les sujets sérieux. Le même journal protestait avec une indignation comique contre la supposition qu'une œuvre pareille ait pu paraître dans ses colonnes et souiller la boutique de son directeur6. La British Critic (août 1819, septembre 1831),