Numéro de juillel 1821, t. IX. p
la British Review (août 1819, décembre 1821) ', Y Examiner (31 octobre 1819, 26 août 1821, H et 21 mars 1824); la Litterary Gazette (juillet 1819, août 1821 , juillet, septembre, décembre 1823, avril 1824), la Monthly Review (juillet 1819, août 1821, juillet, octobre 1823, avril 1824); la Quarterly Review (juillet 1822; critiquaient et attaquaient encore, presque sans réserve, l'indécence du poème.
La poésie joignait sa voix à la prose dans ce concert d'imprécations. Dans le numéro de novembre 1819 2 du Blackvood's Edinburgh Magazine, un auteur qui signait M. N.3 faisait paraître sous le titre de Don Juan unread un petit poème qu'il avait, disait-il, composé le mardi précédent entre onze heures et minuit, tandis qu'il s'était endormi en lisant le Constable Magazine. Ces vers, écrits en dormant, se trouvaient avoir une ressemblance extraordinaire avec un poème de Wordsworth, Yarrow unvisited.
YARROW UNVISITED DON JUAN UNREAD
From Stirling castle we had seen Of Corinth castle we had read
The raazy Forth unravell'd; The amazing siège unravelled,
Had trod the banks of Clyde and Tay. Had swalloved Lara and the Giaour,
And with the Tweed had travell'd; And with Childe Harold travelled ;
And when \ve came to Clovenford, And so we followed Cloven-foot
Then said my » Winsome marrow », As faithfully as any,
« Whate'er betide, we'll turn aside, Until lie cried « Corne, turn aside
And see the braes of Yarrow ». And read of Don Giovanni. » Etc. Etc.
Le poème, qui comprend huit strophes, n'est qu'une plate invitation adressée aux honnêtes gens à ne pas lire Don Juan, ce conte honteux (shameless taie), cette moisson de blasphèmes (crops of blasphemy).
1. Byron, dans le 1" chant de Don Juan (st. 2(1!) et 210 . ayant écrit plaisamment que pour endormir les scrupules de quelques lecteurs ombrageux, il avait gagné à prix d'or le journal de sa grand'mè're, la Revue Britannique, le directeur prit la plaisanterie au sérieux et répondit avec indignation, traitant li'ni Juan de « pestilent poem » (British Review, 1819, n" 27. t. XIV. p. 2GG et suiv.). — Cf. la lettre du 23 août 1819 à Murray et la lettre à l'Editeur delà Revue de ma grand' mère, durit Moore a donne de longs extraits, t. II. p. 118.