‹ La Légende de Don Juan (volume 2)Chapitre 200 sur 223 · T. VI, p · texte numérisé non relu

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:i. Sons ces initiales se dissimulait un docteur Scott de Glasgow. Cf. n° de juillet 1821 de la même revue, t. IX. p. 421.

En février 18-2-2, le même Magazine1 publiait un jugement satirique en vers sur les diverses œuvres de Byron : L'auteur constatait que le poète n'avait pas osé publier sous son nom les deux premiers chants de Don Juan, tant il avait eu honte luimême de leur inconvenance ; les trois suivants, plus décents, disait-on, étaient, en revanche, beaucoup plus ennuyeux2.] >'a u très poèmes, non moins plais, ni moins insolents, parurent encore8.

Ces attaques ne laissaient point Byron indifférent. Elles touchaient au contraire profondément et aigrissaient encore un cœur déjà ulcéré. L'indignation soulevée par le premier chant le surprit et le blessa : dans une lettre à son éditeur Murray \ il peste contre ceux que scandalise le sujet, et affirme que son poème est éminemment moral. Mais le public n'en a pas compris la moralité. Ailleurs5, il déclare avec aigreur qu'iln'a pas l'intention, en écrivant, de plaire à ses compatriotes : il n'a jamais songé à flatter leurs idées ni leur orgueil, et ne fait pas des livres pour dames. Les observations que lui adressèrent son éditeur et ses amis n'eurent d'autre effet que de le blesser et de l'enfoncer davantage dans ses idées : « Je sais fort bien, écrit-il à Murray,

que Don Juan nous brouillera tous, mais c'est mon affaire6 »

Et le 1er août, dans une lettre au même, il affirmait son dédain de l'opinion publique et son intention de ne point la suivre. A ces mouvements d'humeur succédaient des heures de découragement : le 28 octobre 1819, tandis qu'il composait le troisième chant, il écrivait à M. Hoppner que l'échec des deux premiers et les attaques du public avaient arrêté son enthousiasme. Un article du BlackwoooVs Magazine (août 1819 , dans lequel on l'accusait de maltraiter les femmes, provoque de sa part une lettre attristée : il se plaint d'avoir été lui-même leur victime, et de leur avoir sacrifié sa vie7.

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