‹ La Légende de Don Juan (volume 2)Chapitre 85 sur 223 · Acte III, scène VII · texte numérisé non relu

Acte III, scène VII

Quand le commandeur l'ail signe de la tête, il explique ce mouvemenl avec une ironie irrespectueuse :

Peut-être la statue a le démon au corps,

Ou bien que l'on la rail agir par les ressorts1.

Telle fut, en France jusqu'au Romantisme, la dernière œuvre sérieuse directement inspirée par la légende de Don Juan.

Nous ne citerons que pour mémoire le programme-annonce irnne représentation du Festin de Pierre donnée <- en province au xvn' siècle » sans indication d'auteur, de date, ni de lieu. Ce programme est reproduit dans le tome V de la collection des < îrands Écrivains2, d'après un manuscrit appartenant à M . I îariel, conservateur de la bibliothèque de Grenoble. 11 est intitulé :

La Description des superbes machines et «les magnifiques changements de théâtre du Festin de Pierre, ou Y Athée foudroyé, de M. de Molière ». Ce sous-titre a été vraisemblablement emprunté à la pièce de Dorimon. La date exacte de cette nouvelle œuvre est certainement antérieure à 1669, année où fut représentée la pièce de Rosimond, puisque, dans l'avant-propos, l'œuvre de Molière y est dite le dernier Festin de Pierre. C'esl donc une imitation du Don Juan de Molière, et, autant que le sommaire contenu dans le programme nous permet d'en juger, une imitation à la fois servile et prudente.

Le premier acte semble reproduire exactement le modèle. Il en est de même du second, où la paysanne Mat burine prend le nom de Thomasse. Le même changement de nom a lieu chez Rosimond. Ce nom de Thomasse figure d'ailleurs aussi chez Molière. Dans le troisième acte, la controverse religieuse entre Don Juan «'l Sganarelle a dû subir des atténuations, et l'argumentation du valet être renforcée, si l'on en juge par cette indication : « L'opiniâtreté de Don Juan dans son athéisme est combattue par de fortes raisons >.. Dan- le quatrième acte,

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