INTRODUCTION
Fiaisons d'entreprendre un nouvel examen critique du caractère de Rousseau. Nous sommes en présence de deux théories contradictoires :
1'" théorie : « Le Vertueux Jean-Jacques ».
2' théorie : « L'Homme doubh>; grand écrivain, affreux caractère ".
L'objet de cette étiule est d'établir, au moj'cn de documents historiques récemment découverts, un fait jusqu'ici hypothétique, et trop peu vraisemblable, semblait-il, pour mériter qu'on s'y arrêtât. C'est qu'une fausse idée du caractère de Jean-Jacques nous a été transmise par suite de la conspiration ourdie par deux hommes de lettres, ses contemporains. Cette déformation, de la physionomie morale de Rousseau ne fut pas acceptée par l'opinion publique de son époque, ni |)ar les meilleurs esprits de la génération suivante : elle ne trouva crédit que lorsqu'eurent disparu les derniers des contem|)orains de Itousseau, mais elle sert aujourd'hui de base au [lortrait classicjue qui représente llousscau comme un pcrsoniiagi^ antipathique : et elle est adoptée |iar biS biographes les mieux considérés.