‹ La légende de MetzChapitre 40 sur 65 · Mémoires de Napoléon, volume VI, page · texte numérisé non relu

Mémoires de Napoléon, volume VI, page

mangé à Paris pendant le siège, en nous apitoyant «j sur notre propre sort, était de la brioche en comparaison.

Des prisonniers pris à Buzenval en avaient apporté en Allemagne : on a pu le comparer à celui de Metz.

Plusieurs corps de l'armée de Metz n'avaient vécu, pendant les quelques jours qui précédèrent la capitulation, que des chevaux qui mouraient de faim. Il y avait longtemps qu'il n'y avait plus de sel, plus de légumes, plus de graisse. La viande de cheval, qui, sans être bonne, est assez nourrissante, quand l'ani- ^ mal est jeune et bien portant, non seulement dans ces conditions-là ne soutenait pas des hommes épui- ^' ses, affaiblis, vivant depuis un mois dans la boue ; mais elle préparait l'état anémique de cette malheureuse | .irmée, dont la mortalité fut si grande en Allemagne.

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