PRÉFACE XI
tient plusieurs bonnes choses en rhetoricque melliflue (sans indication de lieu , sans nom d'imprimeur et sans date. In-4 de lij feuillets chiffrés, caractères gothiques). La date 1 5 26 se trouve deux fois dans la bordure gravée sur bois qui encadre le titre, et oi:i l'on remarque les initiales I C, qui sont celles du nom d'un graveur ou d'un imprimeur. La seconde édition présente absolument le même titre. On lit à la fm : Mis et rédigez... le premier iour de mars l'an Mcccccxxix, et imprimez à Angers l'an mdxxxi (pet. in-4 go^h. de 5 5 feuillets chiffrés, sign. a-oij). La Légende de Pierre Faifeii n'a été réimprimée depuis qu'une seule fois, dans la collection des anciens poètes de Coustelier, avec des poésies diverses de Molinet, extraites de ses Faictz et dictz (Paris, Coustelier, 1720, petit in-8).
L'abbé Goujet est le seul critique qui ait consacré quelques pages à l'examen de cette Légende dans sa Bibliothèque française (t. X, p. 52 et suiv.) ; mais son article, tout à fait insuffisant, n'en dit pas beaucoup plus que la lettre adressée à M. Lancelot, de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, qu'on trouve en tête de l'édition de Coustelier, et que l'abbé Goujet a jugée ainsi : « Cette lettre n'apprend presque rien. « Viollet Le Duc, qui n'a pas oublié dans sa Bibliothèque pocti-
Xn PREFACE
que la Légende de Pierre Faifeu, se demande si Pierre Faifeu était un être réel ou imaginaire ! ce C'était, dit-il, un écolier débauché, vivant de rapines et au jour le jour, mais drôle de corps et facétieux. Sa Légende n'est donc qu'un recueil de faits plus ou moins pendables et qui veulent tous être plaisants. » Il fait observer (ce qui avait échappé à l'abbé Goujet) que Bourdigné est, après Octavien de Saint-Gelais, le premier versificateur français qui ait alterné assez régulièrement ses rimes masculines et féminines. Ce n'était pas une règle obligatoire comme aujourd'hui : c'était au moins une élégance que Bourdigné avait sentie. On sait que c'est Lemaire de Belges qui enseigna à Clément Marot cette règle nouvelle de la prosodie française.
P. L. Jacob, bibliophile.
joyeuse maistre Pierre Faifeu ] contenante plusieurs singularitez et veritez, la gentilesse et subtilité de son esprit, avecques les passetemps qu^il a faitz en ce monde | comme vous pourrez veoir en lysant les chappitres cy dedens contenuz, avecques une epistre envoyée des champs Helysées par ledict Faifeu | laquelle contient plusieurs bonnes choses en Rhetoricque melliflue.