‹ La légende de Pierre Faifeu. PubliéeChapitre 5 sur 60 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

Angers, où les beaux tours de maître Pierre Faifeu ne lui avaient jamais porté malheur. On le décida, non sans peine, à prendre femme; mais, avant de perdre tout à fait sa liberté, il voulut faire encore un voyage à Paris (chap. xlv), et ce voyage lui fournit l'occasion de faire une dupe pour la dernière fois : c'est à La Ferté (sans doute La Ferté- Bernard, dans le Maine) qu'il réussit à troquer son mauvais cheval contre un cheval excellent et six écus pour soulte d'échange. L'histoire ne dit pas ce qu'il était allé faire à Paris, sous prétexte de faire « raccoustrer sa veze » (cornemuse) ; il en revint pour la noce, qui eut lieu à Angers un peu bien malgré lui. Le mariage ne lui convenait guère, et il ne sut pas le prendre gaiement; la mélancolie s'empara de lui, et il se laissa mourir de chagrin, « l'heure et le jour pour vray je ne sçay point », dit son historien, mais probablement vers l'année i$2o ou 1521. C'est dans le grand cimetière d'Angers qu'il fut mis en terre, a sous une pierre dure ;) , avec une épitaphe dans laquelle l'auteur déclare qu'il fut « des gaudisseurs insignes le paragon et le superlatif», et que « le plaisant maître Pierre, en ses faitz, partout passa Villon et Pathelin ».

Tels sont les seuls renseignements, un peu

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