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courageuse mére a devancé le cortége, pour monter au sommet d’une tour et s’écrier, a son passage :
« Courage, mon fils, courage! »
Cette mére a du sang des Velléda, mais des Velléda régénérées par la for chrétienne !
L’empereur Sévére a hérité de la haine des Césars ses prédécesseurs : les édits de persécution se sueccédent dans tout l’Empire.
Saluons dans ces phalanges héroiques deux sceurs dans la foi, deux femmes dont le courage fait palir les actes les plus étonnants de l’antiquité, Perpétue et Félicité de Carthage.
Un nouvel et savant évéque de Lyon, digne successeur de saint Pothin, saint Irénée, mérite de succomber pour le Christ au milieu d’une légion de chrétiens, ses fils en Jésus-Christ.
Fatigués de verser le sang'sans pouvoir affaiblir le zéle des chrétiens, les empereurs s’exercent a tous les raffinements de cruaulés. Decius se signale par une barbarie sans exemple. L’Keypte et la Gaule fournissent un ample aliment a l’assouvissement des passions de Rome et une riche moisson pour le ciel. Saint Denis, évéque de Paris, et saint Saturnin, évéque
de Toulouse, glorifient dignement leurs Eglises.
Sous Gallus se consomme un des martyres les plus célé-
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bres, celui de saint Hippolyte et de ses nombreux compagnons. « Déchirez mon corps, Seigneur, dit-il, mais prenez mon ame, » telles sont les seules paroles que ce courageux martyr oppose a des actes de la plus infernale brutalité.
(Jui peut se rappeler sans admiration la constance du diacre Laurent en face de son imstrument de supplice, le sang-froid avec lequel il envisage les horreurs de la mort? La folie seule de Ja croix peut expliquer ces actes d’héroisme surhumain.
Ouvrons une derniére fois les annales des martyrs et détachons une de ses pages les plus belles, une de ces pages qui nous laissera voir une légion de héros, dignes émules des glorieuses héroines de Cologne.
Traversons ces Alpes foulées naguére par les pieds de la phalange des Vierges et descendons avec la légion Thébéenne dans le Valais. Nous sommes au pied du Grand Saint-Bernard. Maximien, vainqueur des Bagaudes, profite d’un moment de tréve pour conlinuer les persécutions de ses prédécesseurs. Avant la derniére victoire, l’empereur avait besoin de héros : i] savait ce que valait une légion composée de chrétiens. La victoire a enivré le général : il croit désormais son épée invincible et ne voit plus dans les milices chrétiennes que des
ennemis dont il ne doit point supporter le joug.
Ces XILM. vierges a Basle.
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