‹ La Légende de Saint Ursule Princesse Britannique et de ses Onze Mille Vierges d’apres les Anciens Tableaux de l’ Église de Sainte-Ursule a Cologne Reproduits en Chromolithographie PubliéeChapitre 132 sur 179 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

LE PRINCE CONAN A MAGUNTIACUM. — RENCONTRE DU ROI ET .DE LA PRINCESSE DANS CETTE CITE, -- BAPTEME DE CONAN,

ependant trois années s’étaient écoulées depuis les promesses faites aux ambassadeurs

par le ror Théonote.

Ageripinus ne deyait pomt jour du bonheur de son fils; mais Dieu, voulant récompenser le zéle que le roi des Pictes avait mis a remplir ses ordres, ouvyrit ses yeux a la lumiére de la foi, et lui donna, en échange de son sceptre, une couronne plus durable en l’appelant a lui. Conan s’était fait initier aux mystéres de la foi chrétienne et avait fait partager ses croyances a son auguste mére. C’est avec la plus vive impatience qu'il attendait le terme fixé

pour son union avec Ursule.

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La séparation n’avait fait qu’augmenter l'amour dont il brilait pour la belle princesse. [1 venait d’atteindre sa vingttroisiéme année. Avec la jeunesse, la vigueur et les graces s élaient développées.

Un front pur et élevé dénotait une puissante intelligence ; ses beaux yeux bleus, voilés par la mélancolie, laissaient lire la douceur et la bonté; des cheveux longs et blonds, comme ceux de la race d’Albion, descendaient sur des épaules robustes et harmonieusement proportionnées. Tout contribuatt a faire de ce prince l’orgueil de sa nation, un type de beauté dont plus d’une reine était jalouse.

Depuis quelque temps la tristesse avail gagné son coeur. La cour lui semblait une solitude: le jour, la nuit, ses soupirs appelaient sa fiancée. Tantot se rendant aux plaintes des grands de son royaume, qui lui redemandaient leurs filles, il méditait des projets coupables ; puis, se rendant aux sages conseils d’une mére, d’autant plus sage qu'elle avail été plus rudement éprouvée, Conan se résignait et cherchait a vivre du souvenir de sa bien-aimée, en attendant qu'il put partager les douceurs de hymen.

C’est alors que Dieu, touché de tant de douleur et voyant

heure fixée par sa providence pour l’accomplissement de

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