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dici-bas par la splendeur du ciel; ce pére allait courber le front devant les ordres menagants d’un tyran, pour jeter sa fille bien-aimée entre les bras lascifs d’un prince paien? Ne vous semble-t-il pas que la mort, méme la mort.avec ceux qu’on aime, soit mille fois préférable?
Cependant, faisant taire les affections du coeur, Théonote, en songeant & son refus, entrevoyait tous les mal- ‘heurs dont on menacait déja ses Etats. La foi commengait a fleurir partout; les chrétiens persécutés des autres contrées venaient chercher abri et protection dans lHibernie ; un jour, le ciel ne luidemanderail-il pas compte de tant de sang versé, sous le prétexte déguisé par l’amour paternel d’une consé-
eration plus sublime peut-Ctre, mais moins agréable au
Trés-Haut?
Agités, torturés par ces pensées qui brisaient leur coeur,
ce pére et cette mére vivaient sans trouver de repos dans des nuits sans sommeil, quand arriva le terme du délai fixé pour la réponse aux ambassadeurs.
Cependant Ursule, qui avait appris le sujet du message étranger et s’était abandonnée humblement a la volonté paternelle, ne voyait pas sans douleur Vaffliction dans laquelle
élaient plongés ses parents.
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Nouvelle Esther, elle avait passé ses jours et ses nuits dans le silence de la priére, V’austérité des jetines et l’amertume des larmes.
La veille dujour décisif, elle redoubla de ferveur, ne quitta
pas les pieds de son divin Sauveur, et fit monter sur l’aile
de la priére les soupirs d’un cceur trop chaste et trop séra-
] , P A r 1 = | A A At 1 S ynote S OL ee phique pour que son bien-aimé demeurat plus longlemps ||P meme Terese
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Epuisé par tant de souffrances, le corps s’affaissa, pendant que Vame était allée se perdre dans Vocéan de amour
divin.
C’est alors que, dans cetle espéce d’agonie, un ange lui apparul, et, lui tendant la main, la releva plus belle et plus forte que jamais, puis lui fit connaitre les ordres du Ciel.
La vision avait cessé et Ursule se répandait en actions
de graces, quand les premiers rayons du soleil vinrent es- Vaated |
suyer les pleurs d’allégresse qui coulaient de ses jeunes — | a Ceqlise de mad: ; ‘Ursule a Cologne.
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Le coeur débordant de joie et voulant, sans plus tarder, la
faire parlager a ses ae parents, la pieuse princesse se
léve, et, messagére de la paix, se fait annoncer au roi et a la
reine.
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