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Qui pourrait dépeindre les sentiments dont était animé le
ceeur des vierges? Elles avaient langui dans l’attente de
’Kpoux; ses charmes avaient gagné leurs cours. Pour
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partager les ineffables délices de son amour, elles avaient tout abandonné, méme ceux a qui elles devaient Ic jour.
Pour s’élever jusqu’é son trdne et partager sa royaulé, elles
avaient brisé leurs couronnes, humilié leur coeur, orné leur
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Ame des fleurs les plus exquises de la vertu. Les puissants
de la terre, captivés par leurs charmes, avaient soupiré
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4 leurs pieds, mais elles avaient eu des yeux pour ne point
voir, des oreilles pour ne point entendre; leurs corps ainsi
que leurs dmes ne leur appartenaient plus. Du jour ow la
Lc ce I EN | S=Cordula ressuscicte ung : mort.
voix de I’Epoux s’élait fait entendre, tout avait été sacrifié sur
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l’autel de amour divin.
Aussi l’épouse, en ce moment, gotitait les premicres dé- ; a}
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lices de ce qu'elle n’avait pas révé en vain. Les dons acceptés,
on pouvait célébrer les fiangailles. Bient6t on allait consacrer
les noces de l’Agneau.
La jubilation qui inondait ces chastes ames, comme un
torrent de bienfaisantes ondées aprés une aride sécheresse,
était également partagée par les princes et les pontifes. Les
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premiers allaienta laconquéted’un royaume plus vaste et plus
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