‹ La Légende de Saint Ursule Princesse Britannique et de ses Onze Mille Vierges d’apres les Anciens Tableaux de l’ Église de Sainte-Ursule a Cologne Reproduits en Chromolithographie PubliéeChapitre 67 sur 179 · DA AEN ADA A AON AI AD · texte numérisé non relu

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durable; les seconds, comme les vicillards de l’ancienne loi,

en conduisant les victimes 4 l’autel du sacrifice, devaient

partager leur triomphe et s’asseoir aussi a la table du festin.

Il n’était pas jusqu’aux pelits enfants emmenés par les

matrones, qui n’eussent leur part dans les félicités du Ciel.

Les douces brises apportaient sur leurs ailes diaphanes un sommeil aussi profond que salutaire. Dés que leurs petites

paupiéres s’étaient fermées a la lumiére, des chérubins du

Ciel leur apparaissaient en songe, et, voltigeant avec leurs

blanches ailes autour de leur berceau vivant, excitaient sur

leurs lévres roses des-ris mélés a de petits cris joyeux (16).

Ccpendant la flotte, guidée par des vents toujours heureux,

avait traversé la mer Hibernienne, tourné Cornubia, — laissé

a l’orient White et ses rochers, glissé entre Bononica, Bou-

logne, — Gossoriocum, Calais, — et Durovernum, Cantor-

béry; franchi le détroit et pénétré dans le nouvel océan.

Kt Péloile du soir brillait a peine au firmament.

La nuit fut belle et bonne. La lune avec ses rayons ar-

gentés servait de phare.

Déja on avait franchi mune partie de la mer Germanique,

quand, changeant vers midi de direction, le vent fit virev la

flotte ef laconduisit 4 ’embouchure du Wahalis.

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