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de Rome, dégradation des esprits par l’esclavage, la bassesse et loisiveté : voila ce qu’était devenu le polythéisme romain.
« Le monde romain, poursuit le méme critique, s’agitait de toutes parts, et mtrissail pour un grand changement. Les hommes n’y suffisaient pas. Ils commentaient d’anciennes fables, au lieu d’y croire. Ils vieillissaient le paganisme pour le rajeunir; mais ils ne faisaient qu’ajouter au chaos des opinions, sans trouver une croyance qui put ranimer l’esprit de l'homme et lier les nations entre elles. Le christianisme seul eut cetle puissance (25). »
Restait 4 Rome sa gloire, sa renommeée, fruits de I’éclat de ses armes. Elles devaient s’écrouler aussi au vent délétére des passions.
Encore quelques années, et les aigles romaines ne soutiendront leur vol que grace 4 lappui de deux éléments étrangers asa société, lechrétien et le barbare. Comme |’homme pris de vin oublie son honneur et sa dignité, ainsi les Césars, saturés de voluptés, s’abandonnent au charme du plaisir, confiant a d’ineptes favoris les soucis de l’empire, et, trouvant la pourpre trop lourde pour leurs épaules efféminées, la partagent aux
plus aimés ou aux plus offrants. L’univers obéit, non plus
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sous |’empire de la terreur des armes, mais sous |’empire du souvenir de ces héros qui le soumirent et dont les grandes ombres semblent veiller 4 la garde d’une aussi riche proie.
Mais l’esprit de révolte a gagné les légions; |’ambition sempare de l’ame du simple soldat; il se demande aussi pourquoi il ne commanderait pas, pourquoi il ne rem-
placerait pas le javelot par l’épée, le casque par la couronne,
Ja bure par la pourpre.
Comme le volcan qui annonce son irruption par des mu-
ssements souterrains et replie sur lui-méme ses torrents dévastateurs Jusqu’a ce qu’il ait trouvé une issue par laquelle il puisse vomir sa lave brtlante, ainsi les hordes barbares rodent autour des barriéres de l’empire, convoitant sa dépouille, et attendent pour ravager ses vasles contrées que ’heure de la Providence ait sonné. Cependant les premiers arrivés forcent les camps, s’introduisent dans les légions, en
prennent le commandement, vont saluer César 4 Rome, et,
aprés s’étre bien rendu compte de l’agonie de l’empire, s’ap-
prétent 4 sonner le tocsin dela mort.
Alors les hordes barbares s’ébranlent du septentrion au midi. Une nuit horrible couvre ce drame sanglant. Germains,
Goths, Suéves, Vandales, Huns, se rencontrent sur la route de
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