‹ La Légende de Saint Ursule Princesse Britannique et de ses Onze Mille Vierges d’apres les Anciens Tableaux de l’ Église de Sainte-Ursule a Cologne Reproduits en Chromolithographie PubliéeChapitre 96 sur 179 · TING, ORE · texte numérisé non relu

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M. Villemain, écrivain aussi dislingué que critique con-

sciencieux, arrive au méme résultat que nous dans son beau

travail sur le polythéisme.

« On ne peut lire les écrivains de ce temps, dil-il, et re-

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marquer leur langage, qui est lui-méme un trait historique

dans leur récit, sans voir avec élonnement cette reprise de la

superstition humaine aprés les ouvrages de Cicéron et de

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Lucréce. On ne trouve partout, dans histoire des Césars,

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que présages, prédictions astrologiques, événements mer-

veilleux, invocations magiques. Ce qui restait du culte ancien

était encore souillé par la corruption des meeurs publiques, et

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la déyotion n’était pas moins impie dans ses veux qu’absurde

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dans son objet. Ce n’est pas une rencontre frivole que |’ac-

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cord de plusieurs écrivains de cette époque, qui tous dénon-

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cent également les priéres impures que l’on faisait dans les

temples, les offrandes que l’on adressait aux dieux pour en I ]

obtenir des choses honteuses. — Ainsi le culte romain, dé-

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truit dans ce qu'il avait eu Jadis de patriotique, ne gardait plus

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que ce qu'il avait de corrupteur : religion immorale et merce-

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naire, impiété malfaisante, crédulité sans culte qui s’atlachait

4 mille impostures bizarres, étrangéres la patrie, confusion

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de toutes les religions et de tous les vices dans ce vaste chaos

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