Eckhel, Doctr. num. vet., t. 3., p
361. Sestini, Descriptio nummorum veterum, p. 464, n° 5; Mionnet, Descr. de méd. ant., t. 4., p. 294, n° 568. 362. Lyd., De mens., p. 220.
363. Polyæn., Stratagem., 8., 33; Plutarch., De virtut. mulier., p.245; Macrob., Saturn., 3., 8.
364. Voy. Movers, Die Phœnizier, t. 1., pp. 73 et suiv.; Oppert, Annales de philosophie chrétienne, février 1856; notre Manuel d'histoire ancienne de l'Orient, 5 édit. t. 2., pp. 384 et suiv.; et notre Essaz de commentaire des fragments cosmogoniques de Bérose, pp. 146-148.
qualifiaient d'Héraclides, #5 comme les rois de la première dynastie ninivite, avec lesquels ils étaient probablement apparentés, se disaient issus du couple de Ninus et de Sémiramis, c'est-à-dire d’Adar-Samdan et d’Is'tar. L’insigne royal des Héraclides de Lydie était un baudrier, originairement celui de la reine des Amazones, qu’'Hercule lui avait enlevé pour Omphale et qui était devenu celui de la reine lydienne, présentée ainsi elle-même comme une Amazone. € Ce nouvel attribut d'Omphale nous suggère pour son nom une étymologie tirée de la langue assyrienne, qui aurait trait à son caractère guerrier et nous paraît préférable à celles qu'ont proposées Movers (5B-TB, ancrlla eximia) et M. Maury MYD-OK, mater voluptatis); c'est um-pali, la mère du glaive » (le mot assyrien palu, « glaive, » est l'arabe e7, Le nom de son époux Zavduv étant purement assyrien, il est conforme à toutes les vraisemblances de supposer que celui d”’Oubäkn doit avoir la même origine.
Cléarque #7 donnait une tout autre version du mythe d’'Omphale, mais où se reproduisent toujours les deux données fondamentales de la personnification féminine à la fois voluptueuse et guerrière et du personnage mâle tellement efféminé qu’il en est réellement hermaphrodite. Dans ce récit Omphale est une esclave du roi Midas, soumise d’abord, comme toutes les femmes des Lydiens, à la prostitution sacrée, puis détrônant Midas, prince dégradé jusqu’à « vivre au milieu des femmes de son palais, assis sur la pourpre et la quenouille à la main. > Devenue reine, elle oblige les Lydiens, réduits à la condition de femmes, à reconnaître la domination de leurs esclaves, et livre à ceux-ci les filles de leurs maîtres. Quant à elle, elle s’adonne à tous les excès de la débauche, et fait périr ses amants, comme Sémiramis. Hérodote paraît avoir connu cette version de la légende, puisque, en parlant de l’origine de la dynastie des Héraclides, # il fait d'Omphale l'esclave et non plus la fille du roi de Lydie Iardanus. Le lecteur ne peut manquer d'être frappé de l'identité de ce récit avec celui où Sémiramis est donnée comme une esclave du harem de Ninus, qui détrône le roi en profitant de la fête des Sacées où les esclaves commandaient. # Nous avons traité ailleurs 77° de cette fête des Sacées, et nous avons établi qu’elle était consacrée à l’Js tar-Zirbanit, ou Zarpanit, la forme spécialement génératrice et lascive de la déesse.