‹ La Légende de SémiramisChapitre 51 sur 56 · Lyd., De mens., p · texte numérisé non relu

Lyd., De mens., p

dualité composée du père qui est lumière et de la mère qui est ténèbres, et entre laquelle se partagent toutes les choses de Punivers, les éléments, les astres, le zodiaque, le monde supérieur et le monde inférieur. #° A peine séparés, les deux éléments de cette dualité réagissaient Pun sur l’autre dans une lutte à la fois amoureuse et hostile, représentée, soit par l'entreprise du père sur sa fille, comme en Grèce celle du Zeus mystique sur Coré, soit par celle du fils sur sa mère, comme en Égypte celle d’Amon sur Maut dans la religion de Thèbes, suivant qu’on attribuait le rôle actif et le rôle passif, dans cette seconde réaction de l'être divin sur lui-même, à la monade fondamentale ou à son premier produit. En effet, l'échange des rôles que nous avons constaté plus haut entre le principe igné et le principe humide se reproduit sous tous les aspects divers que prend la dualité issue de l'unité et jusque sous la forme abstraite des spéculations arithmétiques. D’après l’auteur des Philosophumena et d’après anonyme cité par Meursius, la dyade aurait été regardée comme la mère des nombres et la monade comme leur père; mais en même temps Nicomaque 5° conservée par Boëce #2 la dyade s'appelle le méle. #3 Et cette dernière nomenclature est

attribue au nombre deux la virilité &vôpeia, et dans la vieille nomenclature

d'autant plus intéressante pour nous que la tradition doit en remonter par une chaîne non interrompue à une origine babylonienne, puisque cinq des noms de nombre, sur neuf, y sont manifestement sémitiques et même assyriens :

Assyrien : Hébreu :

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