Mos. Choren
39. Nous ne pouvons pas ici donner incidemment un récit des premiers temps de la royauté assyrienne, tels que les documents indigènes nous mettent à même de les reconstituer aujourd’hui, en nous faisant connaître les traits principaux de cette antique histoire. Nous nous bornerons donc à renvoyer le lecteur aux deux résumés les plus récents qui aient été donnés de l’état actuel de la science sur ce point : celui de M. Smith dans les derniers numéros de l’année 1868 de la Zestschrift für Ægyptische Sprache und Alterthumskunde de M. Lepsius; et celui de notre Recueil de l’histoire ancienne de l'Orient, 3° édition (1869), t. 2., pp. 55 et suiv.
Rappelons seulement qu’un peu avant l'année 1800 av. J.-C. — 701 ans avant Tuklati-pal-as ar x", d’après le témoignage formel du prisme de ce dernier prince (col. 7, L. 60-73 : Cuneiform inscriptions of Western Asia, t. 1, plis) — il n’y avait pas encore de rois d’Assyrie, mais des pontifes (patesi) du dieu 45 sur régnant sur la ville d'A1-As sur, la 500K de la Bible, aujourd’hui Kalah-Scherghât.
Le plus ancien roi d’Assyrie proprement dit, s'ar As 5 ur, que nous connaissions vivait environ 1400 ans avant l'ère chrétienne. Babylone fut soumise à la suzeraineté ninivite, tout en gardant ses rois propres, par Tuklati-Samdan 1”, vers 1270 seulement. Et ceci coïncide fort exactement avec ce que dit Hérodote (1, 95) que la puissance des Assyriens en Asie commença $20 ans avant l'époque où les Mèdes se rendirent indépendants. Nous nous sommes, en effet, efforcé de prouver ailleurs (dons la première de nos Lettres assyriologiques) que ce dernier événement devait être placé entre 750 et 745 av. J.-C.
Adar-pal-as ar, dontil est dit (Cuneif. inscr. of West. As, t.1., pl. 15, col. 7, L. 56-59) que « il organisa le pays d’Assyrie … et institua le premier les armées d’Assyrie, » est voisin de 1210, et les grandes conquêtes débutent seulement au douzième siècle, encore avec un développement bien loin d'approcher de celui qu'elles reçurent de la fin du dixième siècle au commencement du septième.
40. Diod,. Sic., 2., 21 et 28; Syncell,, p. 359, C; Agathias, 2., 25; Augustin, De civit. Der, 18., 21.