STRASBOUKG, TYPOGRAPHIE DE G. FISCHBACH
MU
A MOiN AMI PIERRE
(Bon F. de P.)
f acquitte aujourd'hui, mon cher ami, une promesse faite voici bientôt deux ans, et dont votre désir impatient réclame depuis longtemps l'exécution. Vous me permettrez donc de vous dédier ce travail, qui vous plaira peut-être en ceci, du moins, quil a été fait avec une entière sincérité et une passion forte pour la grande musique, pour celle dont le but est d'élever l'âme et d'échauffer le cœur par la peinture de sentiments nobles, généreux, héroïques. Et nous sommes d'accord là-dessus, je le sais. — J'ai tâché de faire partager à d'autres ce sentiment à l'égard de Sigurd, qui est à coup sûr un des plus nobles exemples de cette musique-là à notre époque. Mais mon but n'aurait pas été complètement atteint, si je n'avais approfondi le sujet même de la partition, en reconstituant la légende du héros Franc d'après l'épopée primitive même.
dont fai voulu aussi traduire les plus remarquables passages. La mâle et sereine poésie de VEdda n est-elle pas la meilleure introduction à f étude de l'œuvre magnifique de M. Reyer?
Combien de fois n avons-nous pas analysé ensemble l'originalité puissante, le style pur, le charme pénétrant de cette chaleureuse musique! Que cet hommage, souvenir d'une cordiale amitié, témoigne aussi de notre commune admiration,
14 avril 1889,