‹ La légende des GirondinsChapitre 194 sur 274 · Mémoires de René Levasseur, t. I", p · texte numérisé non relu

Mémoires de René Levasseur, t. I", p

état d'arrestation, vous devez prendre une mesure de sûreté générale. Vous avez décrété que le ministre de l'intérieur indiquerait une 'maison nationale où seraient transférés les détenus; le ministre n'en a rien fait. Je demande que ceux qui n'ont pas encore violé la loi soient enfermés à l'Abbaye i. » On avait applaudi, mais on n'avait donné aucune suite à la motion de Drouet. Un mois plus tard, un autre membre de la Montagne, Chasles, député d'Eure-et-Loir 2, avait été plus heureux.

Je demande, avait-il dit à la Société des Jacobins, le 24 juillet, que le mode d'arrestation sous la garde d'un gendarme, quia lieu maintenant, cesse.... Gensonné est tous les jours à sa fenêtre, rue de Richelieu, à narguer les passants. Il a vue aussi sur la rue Traversière, et rien ne lui est aussi facile que d'aller voir son ami Birotteau. Je demande qu'une députation soit chargée d'aller supplier la Convention de décréter qu'à l'avenir tout prévenu de crim.es, quel qu'il soit, sera purement et simplement incarcéré dans une maison communie, et qu'en exécution de ce décret, les députés maintenant détenus soient sur-le-champ transférés à l'Abbaye.

Deux jours après, l'incarcération réclamée par Chasles était un fait accompli ; mais, à cette date, presque tous les proscrits du 2 juin avaient gagné les départements. Un état dressé, le 24 juin, par Michel et Jobert, administrateurs de police, contient la liste des députés évadés ; ils étaient déjà au nombre de quinze :

Bergoeing, Barbaroux, Lidon, Buzot, Lasource, Rabaut-Saint-Étienne, Brissot, Salle, Chambon, Gorsas, Grangeneuve, Lesage, Viger, Louvet, Henri Larivière .

Un autre état, transmis, le 25 juin, par Pache,

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