‹ La légende des GirondinsChapitre 193 sur 274 · Mémoires de Petion, édition Dauban, p · texte numérisé non relu

Mémoires de Petion, édition Dauban, p

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Les députés décrétés d'arrestation dans la séance du 2 juin ne furent pas emprisonnés. Aux termes du décret, ils étaient simplement mis en état d'arrestation chez eux. « Ils étaient gardés chez eux et pouvaient même circuler dans Paris, accompagnés d'un gendarme, qu'ils étaient seulement obligés de nourrir. On leur continuait l'indemnité de 18 francs par jour que touchaient tous les membres de la Convention i. »

M. Vatel a publié le texte du décret, en date du 16 juin, qui autorisait Vergniaud à sortir dans Paris à condition de se faire accompagner par le gendarme chargé de sa garde :

La Convention nationale, après avoir entendu la lecture de la lettre du citoyen Vergniaud, l'un de ses membres, décrète que la demande qu'il a faite de pouvoir sortir accompagné de son garde, lui est accordée.

Les collègues de Vergniaud furent autorisés, comme lui, à sortir avec leur garde ; ils pouvaient de plus recevoir chez eux leurs amis. Dans ces conditions, une évasion était chose facile, et la plupart eu profitèrent pour s'éloigner de Paris. Deux mois leur lurent laissés pour cela. Le 25 juin, Drouet, — le Drouet de Saiute-Menehould, — dont la conduite, lors du voyage de Varennes, avait si fort enthousiasmé ^Ime Roland et ses amis, avait demandé à la Convention que les députés, jusque-là simplement consignés chez eux, fussent incarcérés. « S'il a été dans vutre intention, avait-il dit, de tenir ces hommes en

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