Moniteur du 28 juillet
en dehors de l'Assemblée législative et dans l'entourage de Mme Roland. Barbaroux nous apprend, dans ses Mémoii'es, que c'est à la suite de ses entretiens avec Mme Roland et son mari, dans leur petit salon de la rue de la Harpe, qu' « il écrivit à Marseille d'envoyer à Paris six cents hommes qui sussent mourir l ». Marseille les envoya. Ils arrivent à Charenton ; Barbaroux vole au-devant d'eux, et là, dans une conférence à laquelle assistaient François Bourdon, Héron et Fournier V Américain, c'est-à-dire les représentants les plus abjects de la démagogie parisienne, il est convenu que l'entrée des Marseillais dans la capir taie sera le signal d'une attaque des Tuileries par les hommes des faubourgs Saint-Antoine et Saint-Marceau. Barbaroux trace lui-même le plan de la marche combinée des Marseillais et des jmti-iotes des faubourgs sur le château, et il en remet une copie à Fournier 2. L'expédition projetée ayant manqué par la faute de Santerre, elle fut reprise dans la nuit du 9 au 10 août, et Barbaroux ne cessa, pendant toute cette nuit et durant toute la matinée du 10, d'être en rapport avec le bataillon de Marseille, trouvant d'ailleurs prudent de ne point se mettre à sa tête 3, et, tout en lui prodiguant ses conseils, de ne pas quitter sa chambre. — Rebecqui, son ami et son compatriote, que nous retrouverons à ses côtés, à la Convention, sur les bancs de la Gironde, imita en tous points sa conduite, fréquentant assidûment, comme lui, le salon de Mme Roland, joignant ses efforts aux siens pour faire venir les Marseillais à Paris, prenant part à la conférence de Charenton, et, le matin du 10 août, après être allô avec lui « reconnaître les dispositions mili-