‹ La légende des GirondinsChapitre 54 sur 274 · Vergniaud, par Ch. Vatel, t. II, p · texte numérisé non relu

Vergniaud, par Ch. Vatel, t. II, p

.-:x lurent désignés par l'Assemblée législative, c'està-dire par les Girondins. Quatre d'entre eux, Roland, Clavière, Servan et Lebrun, ministre des atiaires étrangères 1, appartenaient au parti de la Gironde. Le géomètre Monge, appelé au ministère de la marine, dut sa nomination à la recommandation de Condorcet 2. Seul, Danton, ministre de la justice, n'était pas inféodé aux Girondins ; mais il s'en fallait bien qu'à ce moment ils vissent en lui un ennemi ; ses idées n'étaient pas plus avancées que celles de Brissot, et il n'était ^ère séparé d'eux que sur un point : tandis que les préférences de Vergniaud et de ses amis étaient pour la suspension du roi et pour une régence sous le couvert du prince royal, Danton inclinait à faire passer la couronne sur la tète du duc d'Orléans. Quoiqu'il en soit de cette divergence de vues et de ces desseins opposés, destinés bientôt, les uns et les autres, à être également le jouet des événements, les Girondins s'associèrent, le 10 août, à la nomination de Danton. Sur les 284 membres présents à la séance, 222 lui accordèrent leurs voix. En résumé, des six ministi'es composant le Conseil exécutif, cinq étaient les hommes de la Gironde, et le sixième, sans lui appart(;nir, lui devait cependant son élection. Quant à Grouvelle, qui fut désigné par l'Assemblée législative pour être secrétaire du Conseil, il était depuis longtemps CQ relation avec les Girondins 3.

1. Voy., sur Lebrun-Tondu, ministre des affaires étrangères du 10 août 1792 au 21 juin 1793, le beau livre de M. Frédéric Masson, le Département des affaires étrangères pendant la Révolution.

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