‹ La Légende dorée de Jacques de Voragine; nouvellement traduite en francais, avec introduction, notices, notes et recherches sur les sources (volume 2)Chapitre 21 sur 57 · LÉGENDE DE JACQUES DE VARAZZE XXV · texte numérisé non relu

LÉGENDE DE JACQUES DE VARAZZE XXV

premiers siècles. Il éteig-nît les discordes qui embrasaient la ville. Il célébra un synode solennel de toute la Province avec un grand appareil. Ses revenus étaient employés au soulagement des pauvres ; il allait jusqu'à se priver du nécessaire. La mort vint le surprendre au milieu de ses bonnes œuvres, à l'âge de 70 ans environ. Bernard de Guidonis n'est pas exact en fixani celle époque à 1299 ou 1300, le li juillet, puisque Baniface VIII lui donna pour successeur, le 3 des noues de février et l'an 5 de son pontificat, F. Porchel Spinola, de l'ordre des Frères-Mineurs. Or, l'an 3 de Boniface VIII ne peut être qu'en 1299. Le bienheureux Jacques de Voragine serait donc mort en 1298. Son corps fut, ainsi qu'il l'avait exigé, înbumé à G(înes dans l'éçlise de saint Dominique, à gauche du maître-autel. Ou rapporte que Boniface VIII, en lui imposant des cendres, au commencement rlii carême, le* lui aurait jetées diins les yeux en parodiant les paroles de la Liturgie : « Mémento, homo, quia pulvis est, et in pulverem reverleris : Souviens-loi que tu es Gibelin et qu'avec tes Gibelins tu retourneras au néant. » Mais tout le monde s'accorde à dire que c'est une fable, puisqu'il n'y eut entre le pape et lui la moindre querelle de quelque nature que ce fût. Peut-êlre a-t-on voulu parler de son successeur qui eut à souffrir de grandes difficultés dans son administration.

Pendant qu'il était chez les FF.-PP. et durant son épiscopat, il composa un grand nombre d'ouvrages. Le premier fut la Légende des Saints qu'il compila

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