LA SEXAGÉSIME
. s'exercent aux œuvres de miséricorde mériteront ntendre ces mêmes paroles : « Venez les bénis de n père », comme l'assure J.-C. lui-môme, alorsque porte sera ouverte à Tépouse qui jouira des emssements de Tépoux. L'épttre de la messe apprend à ise à supporter avec patience, à l'exemple de saint 1, l'absence de l'époux : l'évangile à se livrer sans eléche à la semence des bonnes œuvres. Aussi quand lansson désespoir elle criait* : « Circumdederunt me.,. l^s gémissements de mort m'ont environnée », au- ^urd'hui qu'elle a repris du calme, elle demande, en '^n office, d'être aidée dans ses tribulations et d'en être 'élivrée, lorsqu'elle dit : a Exurge, Domine, Seigneur, -^'cz-vous... » et ce mot Exurge, levez-vous, elle le ^pète trois fois de suite, car dans l'Eglise, il s'en ^Uvequi sont accablés p^r les adversités, mais qui ^ix sont pas abattus ; d'autres sont accablés et abattus ^'^^t. à la fois ; quelques-uns enfin ne sont ni abattus, *^c:cahlés ; mais parce qu'ils ne sont pas exposés à 'diversité, il y a péril qu'ils ne soient brisés par la ^^5$périté ; l'Eglise crie donc : « Que le Seigneur se ^"^ », en faveur des premiers, pour les conforter, alors ^ ^Is paraissent endormis en ne les soustrayant pas à ^ ï:* position. Elle crie : « Seigneur, levez-vous », en ^"^ur des seconds afin qu'il les convertisse, parce qu'il ^^^aît avoir détourné d'eux son visage, alors qu'il les .l^tte en quelque sorte. Elle crie : « Que le Seigneur ' lève », enfaveur des troisièmes, en les aidant dans ^ prospérité et en les délivrant.
A rinlroït de la messe de la Scptuagésirne.
LA QUINQUAGÉSIME
La Quinquagésime commence au jour où Ton chaule : Eslo mihi in Deum protectoremy etc., et finit le jour même de Pâques. Elle a été instituée comme supplément, comme signe, et comme figure. Comme supplément, comme nous devons jeûner quarante jours pour imiter J.-C. et qu'il se trouve seulement trente-six jours de jeûne, puisque la règle générale est de ne jeûner pas le dimanche, en signe de joie et par respect pour la résurrection, alors, à l'exemple de J.-C, qui, le jour même de la résurrection, a mangé par deux fois: l^'* quand il est entré, les portes étant fermées, dans 1^ lieu où étaient les apôtres, qui lui offrirent un morceaude poisson et un rayon de miel, et 2" avec les disc"^ pies d'Emmaùs, d'après l'opinion de quelques-un alors, pour suppléera ces dimanches, on ajouta quat jours. Et en outre, les clercs, convaincus qu'ils doives: l'emporter, en sainteté sur le reste du peuple, com ils le surpassent par le sacrement de l'Ordre qui le a été conféré, commencent à jeûner et à faire abslinence deux jours avant ; ce qui fait une semaine entière ; de là le nom de quinquagésime : et c'est, au témoignage de saint Ambroisc, le pape Télesphore qui l'a ainsi réglé. L'autre raison est celle de la signification ou signe : la quinquagésime signifie le temps de rémission, c'est-à-dire, de pénitence où tout est remis. Or, la cinquantième année était celle du jubilé, ou de rémission, parce qu'alors les dettes étaient remises,
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Icsesclavesétaienlrendiisà la libprt<',cllous rentraient dans letii-s biens. Cola laisse voir<|uc par \a pt^-iiitence les dettes des péchés sont remises ; tous sont délivrt's de l'esclavage du démon et rentrent en possession des célestes demeures. La troisième raison est celle de la figure: car la quinquagésime n'est pâs seulement la fleure du temps de rémission, mais encore de l'état de béatitude. En la cinquantième année, les esclaves étaient rendus àla liberté; cinquante jours aprèsquc l'agneau eut été immolé, la loi aétédonnée ; cinquante jours après Pâques, le saint Esprit fui envoyé, donc ce nombre représente la béatitude, puisque avec lui vient l'acquisition de la liberté, la connaissance de la vérité, et la perfection de la cbarité. En l'épitre et en l'évangile de ce jour, trois choses nous sont représentées comme nécessaires, pctur perfectionner : œuvres de la pénitence, savoir, la charité dont les qualités nous sont exposées dans l'épitre. Le souvenir de la Passion et la foi de l'aveugle guéri sont racontés dans l'Evangile. La foi en effet rend les œuvres elles-mêmes iigréa- Mes à Dieu ; elle est de nature à l'apaiser, parce que sans la foi il est impossible de plaire à Dieu ; et le souvenir de la passion du Seigneur les rend faciles. Ce qui fait dire à saint Grégoire: « Si nous avons présente àla mémoire la Passionde J.-C., il n'y a rien que nous ne supportions avec égalité d'âme. La charité ranime continuellement nos œuvres, parce que l'amour de Dieu, dit saint Grégoire, ne saurait être oisif ; dès lors (ju'il existe, il fait opérer de grandes choses ; mais i! cesse d'élrc, dès lors qu'il cesse d'agir. » Et de même (ju'au commencement, l'Eglise comme remplie de désespoir I. 17
crîaîl : <« Circumdederuni me gemilus morlis *, des géniissements de mort m'environnent, » peu après, revenant à elle, elle réclamait du secours, aujourd'hui elle a conçu de la confiance, et dans l'espoir d'obtenir le pardon pour la pénitence, elle prie et dit : « Esta niilu in Deum proieciorem **, soyez-moi un Dieu qui m« protèire;w et alors elle demande protection, force, refusre et direction. Tousses enfants sont ou en srràce, ou en faute, ou dans le malheur, ou dans la prospérité. Pour ceux qui sont en srràce, elle réclame la force, afin qu'ils soient corroborés en la grâce ; pour ceux qui sont en état de faute, elle demande que Dieu soit leur refuire ; pour ceux qui sont dans le malheur, elle implore sa protection, afin qu'ils soient protégés dans leurs tribulations ; |iour ceux qui sont dans la prospérité, elle demande direction, c'est-à-dire qu'ils se laissent conduire sans résistance par la main de Dieu. On a dit plus haut que la quinquagésime finissait au jour de Pâques, parce que la pénitence nous fait ressusciter à une nouvelle vie. Dans ce temps, on récite plus souvent qu'en tout autre, le Psaume l : Miserere^ meiy Deus. qui est un psaume de pénitence et de rémission.
LA OUADR.VGESIME***
La quadragésime commence au dimanche où l'on cliaiile : Invorarit ïne****. L'Ejrlise, jusqu'alors acca-
Iiitrvïi lio la soptuaffêsime.
Introït lie la ijuinquairésinie.
*•* N'ul:ritiriMntMit oarèino.
"""* Introït liu h dimanche de carême.